From the Guidelines
La prise en charge de la néphropathie après chimiothérapie nécessite une approche globale axée sur la protection rénale et la gestion des symptômes. Les études récentes, telles que celle publiée dans le journal Kidney International en 2020 1, mettent en évidence l'importance de la surveillance régulière de la fonction rénale et de la gestion des effets secondaires des traitements anticancéreux. Voici les étapes clés pour gérer la néphropathie après chimiothérapie :
- Établir une surveillance régulière de la fonction rénale par des tests sanguins (créatinine, BUN, GFR) et des analyses d'urine tous les 3-6 mois, en fonction de la gravité de la maladie.
- Maintenir une hydratation adéquate avec 2-3 litres de fluide par jour, sauf restriction médicale.
- Contrôler la pression artérielle, avec des inhibiteurs de l'ACE (comme l'énalapril 5-20 mg par jour ou le lisinopril 10-40 mg par jour) ou des ARB (comme le losartan 25-100 mg par jour) comme médicaments de choix, car ils offrent une protection rénale au-delà de la réduction de la pression artérielle.
- Apporter des modifications dietétiques, notamment une restriction de sodium (<2 300 mg/jour), une consommation modérée de protéines (0,8 g/kg/jour) et l'évitement des médicaments néphrotoxiques comme les AINS et certains antibiotiques.
- Pour les patients présentant une protéinurie significative, les inhibiteurs de l'ACE ou les ARB doivent être optimisés pour réduire l'excrétion de protéines.
- Les diurétiques peuvent être nécessaires pour la rétention de fluide, en commençant généralement par la furosémide 20-40 mg par jour, ajustée en fonction de la réponse. Ces interventions aident à préserver la fonction rénale restante en réduisant le stress d'hyperfiltration sur les néphrons survivants et en contrôlant les complications secondaires comme l'hypertension qui peut accélérer les lésions rénales. Pour les cas avancés, une référence à un néphrologue est recommandée pour des soins spécialisés et pour préparer une éventuelle thérapie de remplacement rénal si la fonction rénale continue de décliner.
From the FDA Drug Label
Nephrotoxicity Dose-related et cumulative de l'insuffisance rénale, y compris l'insuffisance rénale aiguë, est la principale toxicité limitant la dose du cisplatin. La toxicité rénale a été notée chez 28 % à 36 % des patients traités avec une dose unique de 50 mg/m2. Il est premièrement noté pendant la deuxième semaine après une dose et se manifeste par des élévations du BUN et de la créatinine, de l'acide urique sérique et/ou une diminution de la clairance de la créatinine. La toxicité rénale devient plus prolongée et plus grave avec les cours répétés du médicament. La fonction rénale doit revenir à la normale avant qu'une autre dose de cisplatin puisse être administrée.
La gestion de la néphropathie après chimiothérapie implique un suivi étroit de la fonction rénale et des mesures pour réduire la toxicité rénale. Cela peut inclure :
- L'administration du cisplatin en perfusion de 6 à 8 heures avec hydratation intraveineuse et mannitol pour réduire la néphrotoxicité.
- Un contrôle régulier de la créatinine et de la clairance de la créatinine pour détecter toute altération de la fonction rénale.
- L'ajustement de la dose de cisplatin en fonction de la fonction rénale du patient.
- La prise en compte du risque accru de néphrotoxicité chez les patients âgés ou ayant des problèmes rénaux préexistants. 2 2
From the Research
Gestion de la néphropathie après chimiothérapie
La néphropathie est une complication potentielle de la chimiothérapie, en particulier avec les médicaments néphrotoxiques tels que la cisplatine et le carboplatine 3. La surveillance de la fonction rénale est essentielle pour prévenir et gérer la néphropathie après chimiothérapie.
Facteurs de risque et mécanismes
Les facteurs de risque de néphropathie après chimiothérapie incluent l'âge, la dose et la durée du traitement, ainsi que les comorbidités rénales préexistantes 3. Les mécanismes de la néphropathie induite par la chimiothérapie comprennent la toxicité directe sur les cellules rénales, l'ischémie rénale et la néphropathie tubulo-interstitielle 3.
Surveillance et prévention
La surveillance de la fonction rénale est essentielle pour prévenir et gérer la néphropathie après chimiothérapie. Cela peut inclure la mesure de la créatinine sérique, de la clairance de la créatinine et de la filtration glomérulaire 4. La prévention de la néphropathie peut inclure l'utilisation de médicaments protecteurs tels que l'amifostine, la thiosulfate de sodium et le diéthyl-dithiocarbamate 3.
Traitement
Le traitement de la néphropathie après chimiothérapie dépend de la gravité de la maladie et des facteurs de risque sous-jacents. Cela peut inclure la réduction ou l'arrêt de la chimiothérapie, l'utilisation de médicaments pour réduire la pression artérielle et la protéine dans les urines, ainsi que la dialyse ou la transplantation rénale dans les cas graves 5, 6.
Points clés
- La surveillance de la fonction rénale est essentielle pour prévenir et gérer la néphropathie après chimiothérapie.
- Les facteurs de risque de néphropathie après chimiothérapie incluent l'âge, la dose et la durée du traitement, ainsi que les comorbidités rénales préexistantes.
- Le traitement de la néphropathie après chimiothérapie dépend de la gravité de la maladie et des facteurs de risque sous-jacents.
- L'utilisation de médicaments protecteurs tels que l'amifostine, la thiosulfate de sodium et le diéthyl-dithiocarbamate peut aider à prévenir la néphropathie induite par la chimiothérapie.
Les études suivantes ont été utilisées pour élaborer ces recommandations : 4, 5, 3, 6, 7