Prise en charge du hoquet
La chlorpromazine (25-50 mg par voie orale trois à quatre fois par jour ou par voie intramusculaire si les symptômes persistent pendant 2-3 jours) est le traitement médicamenteux de première intention pour le hoquet persistant ou intraitable. 1, 2
Classification du hoquet
- Hoquet aigu : épisodes de courte durée, généralement auto-limitatifs
- Hoquet persistant : durée supérieure à 48 heures
- Hoquet intraitable : durée supérieure à 2 mois 3
Approche thérapeutique
Mesures non pharmacologiques (première ligne pour hoquet aigu)
Stimulation de l'uvule ou du pharynx:
- Boire de l'eau rapidement
- Avaler une cuillerée de sucre granulé
- Stimuler l'arrière de la gorge avec un coton-tige
Interruption du rythme respiratoire:
- Retenir sa respiration
- Respirer dans un sac en papier
- Manœuvre de Valsalva
Traitement pharmacologique
Pour hoquet persistant ou intraitable:
Première intention:
- Chlorpromazine (Largactil):
- Posologie: 25-50 mg par voie orale 3-4 fois par jour 1
- Si échec après 2-3 jours: passer à la voie intramusculaire 25-50 mg 2
- Si persistance: perfusion intraveineuse lente de 25-50 mg dans 500-1000 ml de solution saline (patient en position allongée avec surveillance étroite de la pression artérielle) 2
- Chlorpromazine (Largactil):
Alternatives pharmacologiques (en cas d'échec ou d'intolérance à la chlorpromazine):
Approches invasives (pour cas réfractaires)
Pour les cas ne répondant pas aux traitements pharmacologiques:
- Blocage du nerf phrénique
- Stimulation nerveuse
- Acupuncture 3
Étiologies à rechercher
Le hoquet persistant ou intraitable nécessite une recherche étiologique approfondie:
Causes centrales
- AVC
- Lésions occupant l'espace
- Traumatismes
Causes périphériques
- Tumeurs
- Ischémie myocardique
- Infection à herpès
- Reflux gastro-œsophagien
- Instrumentation médicale 3
Causes médicamenteuses
- Médicaments antiparkinsoniens
- Agents anesthésiques
- Corticostéroïdes
- Chimiothérapies 3
Points importants à retenir
- Le hoquet résulte d'une contraction erratique du diaphragme et des muscles intercostaux suivie immédiatement d'une fermeture laryngée 3
- Un arc réflexe impliquant les voies phréniques, vagales et sympathétiques périphériques avec une modulation du mésencéphale central est probablement responsable du hoquet 3
- Le traitement du hoquet persistant doit être basé sur le diagnostic correct de la lésion responsable 3
- Pour les patients en soins palliatifs, le hoquet persistant peut avoir un impact profond sur leur qualité de vie et nécessite une prise en charge systématique 4
En conclusion, bien que le hoquet soit généralement bénin et auto-limitatif, les cas persistants ou intraitables nécessitent une approche thérapeutique structurée, en commençant par des mesures non pharmacologiques, puis en passant à la chlorpromazine comme traitement médicamenteux de première intention, avec d'autres options pharmacologiques et interventionnelles pour les cas réfractaires.