Bilan sanguin recommandé pour suspicion de syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) au Canada
Pour diagnostiquer le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), les tests sanguins recommandés comprennent la testostérone totale, la testostérone libre, la TSH, la prolactine et la 17-hydroxyprogesterone, ainsi que le rapport LH/FSH, l'insuline et le glucose à jeun. 1
Tests sanguins essentiels
Tests hormonaux (à effectuer entre les jours 3-6 du cycle menstruel)
Androgènes:
Gonadotrophines:
Autres hormones:
Tests métaboliques
- Glucose à jeun (peut être élevé >7,8 mmol/L) 1
- Insuline à jeun 1
- Rapport glucose/insuline (diminué <4, suggérant une résistance à l'insuline) 1
- Test de tolérance au glucose oral (OGTT) - méthode recommandée pour évaluer la résistance à l'insuline et l'intolérance au glucose 3
- Profil lipidique complet (cholestérol total, HDL, LDL, triglycérides) 4
- Rapport triglycérides/HDL-C (>3,2 a une sensibilité et spécificité élevées pour détecter le syndrome métabolique chez les femmes atteintes de SOPK) 4
- HbA1c (marqueur potentiel de risque cardiovasculaire) 5
Algorithme diagnostique
Première étape: Tests hormonaux de base
- Testostérone totale et libre
- LH et FSH (pour calculer le rapport)
- TSH et prolactine
- 17-hydroxyprogesterone
- SHBG
Deuxième étape: Évaluation métabolique
- Glucose à jeun et insuline à jeun
- OGTT (particulièrement recommandé pour les patientes obèses)
- Profil lipidique complet
- HbA1c
Critères de dépistage du syndrome métabolique:
- Mesurer le tour de taille (>83,5 cm) et calculer l'indice d'androgènes libres (FAI) 6
- Si ces deux paramètres sont élevés, le risque de syndrome métabolique et de résistance à l'insuline est significativement accru
Points importants à considérer
Le diagnostic du SOPK repose sur les critères de Rotterdam: oligo/anovulation, hyperandrogénie clinique ou biologique, et morphologie ovarienne polykystique à l'échographie, après exclusion d'autres pathologies 1
Les femmes atteintes de SOPK présentent un risque 11 fois plus élevé de syndrome métabolique par rapport aux femmes du même âge sans SOPK 4
La résistance à l'insuline est présente chez 50-70% des femmes atteintes de SOPK, même chez celles de poids normal 3, 5
Le phénotype hyperandrogénique du SOPK est fortement associé à la présence du syndrome métabolique et de la résistance à l'insuline 6
Attention au diagnostic différentiel avec l'aménorrhée hypothalamique fonctionnelle, qui peut présenter une morphologie ovarienne polykystique mais avec des profils hormonaux et métaboliques différents 2
Le dépistage métabolique est particulièrement important chez les patientes présentant une obésité abdominale et/ou un phénotype hyperandrogénique 6