Administration des vaccins non-vivants chez un patient sous Simponi et méthotrexate
Les vaccins non-vivants peuvent être administrés en toute sécurité aux patients sous Simponi (golimumab) et méthotrexate sans nécessiter d'interruption de ces traitements. 1, 2
Recommandations générales pour les vaccins non-vivants
- Les vaccins non-vivants (inactivés) peuvent être administrés en toute sécurité aux patients atteints de maladies rhumatismales sous traitement immunosuppresseur, y compris ceux sous méthotrexate et anti-TNFα comme le golimumab 1, 2
- Il est recommandé de continuer le golimumab (Simponi) sans interruption lors de l'administration de vaccins non-vivants 2
- Pour le méthotrexate, une interruption de 2 semaines après la vaccination est conditionnellement recommandée uniquement pour le vaccin contre la grippe, mais pas pour les autres vaccins non-vivants 1
- Les vaccins non-vivants peuvent être administrés quel que soit le niveau d'activité de la maladie 1
Considérations spécifiques selon les médicaments
Méthotrexate et vaccins non-vivants
- Pour la plupart des vaccins non-vivants, il est recommandé de continuer le méthotrexate sans interruption 1, 2
- Exception: pour la vaccination contre la grippe, il est conditionnellement recommandé de suspendre le méthotrexate pendant 2 semaines après la vaccination, si l'activité de la maladie le permet 1
- Cette recommandation spécifique pour la grippe est basée sur des études montrant que le méthotrexate peut réduire significativement l'immunogénicité du vaccin antigrippal 1
Golimumab (Simponi) et vaccins non-vivants
- Aucun ajustement du schéma d'administration n'est nécessaire pour le golimumab lors de l'administration de vaccins non-vivants 2
- Les anti-TNFα comme le golimumab ne réduisent généralement pas l'immunogénicité des vaccins selon la plupart des études contrôlées 1
Calendrier de vaccination et suivi
- Il est recommandé de suivre les programmes nationaux de vaccination pour l'administration des vaccins non-vivants chez les patients sous immunosuppresseurs 1
- Pour les patients sous corticostéroïdes à une dose équivalente à ≤10 mg de prednisone par jour, l'administration de tout vaccin non-vivant est fortement recommandée 2
- Pour les patients prenant l'équivalent de >10 mg mais <20 mg de prednisone par jour, l'administration de vaccins non-vivants est conditionnellement recommandée 2
Cas particuliers et précautions
- Chez les patients présentant un risque accru d'infections à pneumocoques ou à méningocoques (par exemple, patients avec asplénie fonctionnelle ou faibles niveaux de complément), la vaccination contre ces pathogènes est particulièrement recommandée 1
- La vaccination annuelle contre la grippe devrait être envisagée chez tous les patients sous immunosuppresseurs 1
- Contrairement au méthotrexate et au golimumab, pour les patients sous rituximab, il est recommandé de planifier les vaccinations non-vivantes (autres que la grippe) juste avant la prochaine dose prévue de rituximab, puis de retarder cette dose d'au moins 2 semaines après la vaccination 2
Efficacité des vaccins
- Bien que la qualité de la réponse immunitaire puisse être réduite chez les patients sous immunothérapie, une réponse humorale adéquate à la vaccination a été démontrée pour l'hépatite B, la grippe et la vaccination antipneumococcique 3
- L'état vaccinal est idéalement vérifié et mis à jour avant le début d'une thérapie immunomodulatrice, car les vaccins inactivés suscitent une réponse immunitaire optimale chez les individus immunocompétents 3
En résumé, les vaccins non-vivants peuvent être administrés en toute sécurité aux patients sous Simponi (golimumab) et méthotrexate sans nécessiter d'interruption de ces traitements, à l'exception de la vaccination contre la grippe où une interruption du méthotrexate pendant 2 semaines après la vaccination peut être envisagée si l'activité de la maladie le permet.