Fréquence des contrôles du PSA
Pour les hommes qui choisissent le dépistage du PSA, la fréquence recommandée dépend du niveau de PSA initial : tous les 1-2 ans si PSA ≥1,0 ng/mL, et tous les 2-4 ans si PSA <1,0 ng/mL. 1
Intervalles de dépistage basés sur le PSA initial
Pour les hommes avec PSA <1,0 ng/mL :
- Répéter le test tous les 2-4 ans 2, 1
- Les hommes avec un PSA très bas ont un risque minimal de développer un cancer de la prostate avancé dans les 4-8 ans (seulement 0,23% à 4 ans et 0,49% à 8 ans) 2
- Ces intervalles prolongés réduisent les tests inutiles tout en maintenant la plupart des bénéfices de mortalité 1
Pour les hommes avec PSA ≥1,0 ng/mL :
- Répéter le test tous les 1-2 ans 2, 1
- Un dépistage plus fréquent est justifié car ces hommes présentent un risque plus élevé de développer un cancer de la prostate 1
- Cette valeur se situe au-dessus du 75e percentile pour les hommes plus jeunes (<50 ans) 2
Comparaison des stratégies de dépistage
Dépistage bisannuel (tous les 2 ans) :
- Comparé au dépistage tous les 4 ans, le dépistage bisannuel réduit de 43% le diagnostic de cancer de la prostate avancé 2
- Cependant, il augmente de 46% le diagnostic de cancer de la prostate à faible risque 2
- Le dépistage bisannuel peut offrir des bénéfices de survie comparables au dépistage annuel tout en réduisant le surdiagnostic d'environ 13% et les tests inutiles d'environ 50% 1
Dépistage annuel vs intervalles prolongés :
- Les modèles de microsimulation prédisent qu'une stratégie utilisant des intervalles bisannuels pour les hommes avec des niveaux de PSA moyens et des intervalles plus longs (tous les 5 ans) pour les hommes avec un PSA bas permet un risque de décès par cancer de la prostate de 2,27% comparé à 2,86% sans dépistage 2
- Le retard moyen dans le diagnostic lors du passage d'un dépistage annuel à bisannuel est estimé à seulement 5-6 mois 1
Âge pour débuter et arrêter le dépistage
Début du dépistage :
- Commencer à 45 ans pour la plupart des hommes selon le National Comprehensive Cancer Network 2, 3
- Commencer à 40 ans pour les hommes à très haut risque (plusieurs parents au premier degré diagnostiqués avant 65 ans) 2, 3
- Les hommes afro-américains et ceux avec un parent au premier degré diagnostiqué avant 65 ans devraient commencer à 45 ans 2, 3, 1
Arrêt du dépistage :
- Envisager l'arrêt du dépistage de routine à 70 ans 1
- Pour les hommes de plus de 70 ans, individualiser les décisions de dépistage en fonction de l'état de santé et des comorbidités 1
- Le dépistage du PSA ne devrait être proposé qu'aux hommes ayant une espérance de vie d'au moins 10 ans 2, 1
Pièges courants à éviter
- Ne pas ajuster l'intervalle de dépistage en fonction du PSA initial : Les hommes avec un PSA très bas peuvent espacer les tests en toute sécurité 2, 1
- Continuer le dépistage annuel systématique pour tous : Cette approche augmente le surdiagnostic sans bénéfice proportionnel 2
- Poursuivre le dépistage au-delà de 70 ans chez les hommes avec une espérance de vie limitée : Cela augmente les préjudices sans bénéfice clair 2, 1
- Ne pas discuter des bénéfices et des limites du dépistage : La prise de décision partagée est essentielle avant d'initier le dépistage 2, 1
Considérations cliniques importantes
- Un PSA de base chez les hommes dans la quarantaine est un prédicteur plus fort du risque futur de cancer de la prostate que les antécédents familiaux ou la race 2, 1
- Les valeurs médianes de PSA sont de 0,7 ng/mL pour les 40-49 ans et 0,9 ng/mL pour les 50-59 ans 2
- Envisager d'utiliser un seuil de PSA de 3,0 ng/mL (plutôt que 2,5 ng/mL) pour les décisions de biopsie afin de réduire le risque de surdétection 1