Examen clinique et imagerie pour le conflit sous-acromial avec tendinopathie du sus-épineux
Pour rechercher un conflit sous-acromial responsable d'une tendinopathie du sus-épineux, utilisez les tests de Hawkins et de Neer lors de l'examen clinique, puis confirmez avec une IRM de l'épaule sans contraste ou une échographie (selon l'expertise locale disponible) si les radiographies simples sont non contributives. 1
Examen clinique initial
Tests d'impingement
- Test de Hawkins : Provoque une douleur par rotation interne forcée avec le bras passivement fléchi à 90 degrés. Ce test est très sensible (92%) mais peu spécifique (25%) pour l'impingement. 1
- Test de Neer : Provoque une douleur lors de la flexion antérieure complète entre 70 et 120 degrés. Il est également sensible (88%) mais peu spécifique (33%). 1
Tests de palpation
- Palpation du tendon du sus-épineux : Présente une meilleure précision diagnostique (79%) que les tests d'impingement, avec une sensibilité de 92%. Si la palpation est négative, la tendinopathie du sus-épineux peut être exclue (sensibilité 100%). 2
- Palpation du tendon du long biceps : Précision de 62%, sensibilité de 41%. 2
Autres éléments de l'examen
- Recherchez une atrophie musculaire (deltoïde et coiffe des rotateurs), une asymétrie, un gonflement ou un érythème. 1
- Évaluez l'amplitude de mouvement passive (souvent limitée du côté symptomatique). 1
- Testez la force en abduction et rotation externe (souvent diminuée). 3
Piège à éviter : Les tests d'impingement sont très sensibles mais peu spécifiques, donc un test positif ne confirme pas le diagnostic à lui seul. Combinez toujours plusieurs tests cliniques. 1
Imagerie diagnostique
Radiographies simples (première ligne)
- Les radiographies peuvent montrer des modifications dégénératives de l'acromion ou de l'articulation acromio-claviculaire, des kystes, une sclérose, des éperons de la grande tubérosité, et des dépôts calciques dans le tendon du sus-épineux. 3
- Elles sont utiles pour exclure des anomalies osseuses ou des corps étrangers, mais ne démontrent généralement pas les changements des tissus mous de la tendinopathie. 1
IRM de l'épaule sans contraste (examen de choix)
- L'IRM est l'examen de référence avec une sensibilité et spécificité de 95% pour détecter les déchirures de la coiffe, la dégénération, la tendinopathie chronique et les déchirures partielles. 1
- L'IRM permet de visualiser les anomalies des tissus mous du tendon du sus-épineux, de la bourse sous-acromiale et du tendon du biceps. 1
- Elle peut identifier les lésions osseuses prédisposant à l'impingement, incluant les anomalies morphologiques de l'acromion et de l'articulation acromio-claviculaire. 1
- L'IRM détecte la rétraction tendineuse, l'atrophie musculaire et l'infiltration graisseuse, éléments importants pour les décisions thérapeutiques. 1
Échographie de l'épaule (alternative équivalente)
- L'échographie est équivalente à l'IRM pour l'évaluation du conflit sous-acromial et de la tendinopathie du sus-épineux, si une expertise locale est disponible. 1
- Elle est utile pour détecter les déchirures modérées à complètes, mais a une capacité limitée pour les petites déchirures. 1
- L'échographie peut montrer l'épaississement du tendon, une échogénicité diminuée et des calcifications. 1
- Elle peut détecter un épanchement dans la bourse sous-acromiale ou le tendon du biceps, une tendinopathie du sus-épineux, du subscapulaire ou du biceps, et des déchirures de la coiffe. 1
- L'examen peut inclure une injection d'anesthésique et/ou de corticostéroïde si cliniquement justifié. 1
IRM avec arthrographie (situations spécifiques)
- Réservée aux cas où la distinction entre déchirure complète et partielle est incertaine, particulièrement si le signal anormal s'étend depuis la surface inférieure du tendon. 1
Piège à éviter : Ne demandez pas systématiquement une IRM avec arthrographie en première intention. L'IRM sans contraste ou l'échographie suffisent dans la majorité des cas. 1
Algorithme décisionnel
- Examen clinique complet : Tests de Hawkins et Neer + palpation du sus-épineux 1, 2
- Radiographies simples : Pour exclure pathologie osseuse 1, 3
- Si radiographies non contributives : IRM sans contraste OU échographie (selon expertise locale) 1
- Si diagnostic incertain après IRM/échographie : Considérer IRM avec arthrographie 1
Piège à éviter : N'attendez pas 6-12 semaines avant d'obtenir l'imagerie si le diagnostic clinique est incertain. L'imagerie précoce peut guider le traitement conservateur approprié. 3