Cipralex (Escitalopram) et Dermatite
Oui, Cipralex (escitalopram) peut être associé à des réactions cutanées incluant la dermatite, bien que cela soit rare. Les réactions cutanées documentées incluent des éruptions cutanées, de la dermatite médicamenteuse, et dans de rares cas, des réactions plus sévères comme la vascularite cutanée 1, 2, 3.
Réactions Cutanées Documentées avec l'Escitalopram
Les effets dermatologiques de l'escitalopram sont rares mais cliniquement significatifs:
Éruptions cutanées allergiques sévères sont listées comme effet indésirable dans la monographie FDA, incluant des difficultés respiratoires, gonflement du visage, de la langue, des yeux ou de la bouche, éruptions cutanées, urticaire avec démangeaisons ou cloques, seules ou accompagnées de fièvre ou de douleurs articulaires 1.
Dermatite médicamenteuse a été rapportée avec l'escitalopram, bien que l'évidence soit limitée comparativement à d'autres ISRS 2.
Vascularite cutanée des petits vaisseaux a été documentée chez un patient de 65 ans après l'initiation d'escitalopram, confirmée par biopsie cutanée, nécessitant l'arrêt du médicament et un traitement par corticostéroïdes 3.
Mécanismes et Considérations Cliniques
Les ISRS en général peuvent induire une photosensibilité et des réactions cutanées:
Le citalopram (molécule apparentée) a été associé à un lupus érythémateux cutané subaigu avec érythème prurigineux confluent, infiltrations et cloques, se résolvant dans les 2 semaines après l'arrêt 4.
Les réactions cutanées aux ISRS peuvent inclure des éruptions papulaires et purpuriques, parfois avec vascularite leucocytoclasique dermique et nécrose des kératinocytes 5.
Important: L'escitalopram n'affecte pas la réactivité des tests cutanés allergiques, donc les patients peuvent être évalués pour des allergies concomitantes sans interférence médicamenteuse 6.
Gestion Clinique Recommandée
Si une dermatite se développe sous Cipralex:
Arrêter immédiatement l'escitalopram si des signes d'allergie sévère apparaissent (urticaire, gonflement, difficultés respiratoires) 1.
Évaluer la sévérité: les réactions légères (éruptions simples) versus sévères (vascularite, syndrome de Stevens-Johnson) nécessitent des approches différentes 5.
Substituer par un antidépresseur d'une classe différente plutôt qu'un autre ISRS, car une réactivité croisée entre différents ISRS a été suggérée malgré des structures chimiques différentes 5.
Considérer une biopsie cutanée si la présentation est atypique ou sévère pour confirmer le diagnostic de vascularite ou autre pathologie cutanée 3.
Pièges à Éviter
Ne pas confondre avec d'autres conditions dermatologiques:
La dermatite de contact allergique survient chez 6-60% des patients atopiques et peut coexister avec une réaction médicamenteuse 7, 8.
Les symptômes nasaux peuvent diminuer pendant le traitement par ISRS, mais cela ne doit pas masquer une réaction cutanée émergente 6.
Contre-indications absolues: