Réduction progressive de la prégabaline pour la douleur
La prégabaline doit être réduite progressivement sur un minimum d'une semaine pour éviter les symptômes de sevrage, selon les directives de la FDA 1.
Protocole de réduction recommandé
Diminuez graduellement la dose sur au moins 7 jours 1. Cette approche minimise les risques de symptômes de sevrage qui peuvent inclure l'insomnie, les nausées, les céphalées et l'anxiété.
Schéma de réduction pratique
- Pour les patients prenant 300-600 mg/jour : Réduisez de 150 mg tous les 3-7 jours jusqu'à l'arrêt complet 2
- Pour les patients prenant 150 mg/jour : Réduisez de 75 mg tous les 3-7 jours 2
- Approche "lente et progressive" : Une réduction plus graduelle sur 2-4 semaines peut être nécessaire pour les patients sensibles ou ceux traités à long terme 3
Quand envisager la réduction
Indications pour diminuer ou arrêter
- Après 4 semaines de traitement sans amélioration significative : Si le patient n'obtient pas de soulagement adéquat après un essai complet à dose optimale, envisagez une transition vers une alternative thérapeutique 2
- Effets secondaires intolérables : La somnolence (15-25%), les étourdissements (27-46%), ou l'œdème périphérique peuvent justifier une réduction ou un arrêt 4, 5
- Soulagement durable de la douleur : Une fois que le patient maintient un contrôle stable de la douleur, une réduction à la dose minimale efficace peut être tentée 4
Évaluation avant la réduction
- Évaluez l'intensité actuelle de la douleur : Utilisez une échelle numérique (0-10) pour établir une référence 6
- Documentez les bénéfices fonctionnels obtenus : Amélioration du sommeil, des activités quotidiennes, de la qualité de vie 7
- Identifiez les facteurs de risque de rechute : Douleur neuropathique sévère initiale, comorbidités psychiatriques, durée prolongée du traitement 5
Surveillance pendant la réduction
Signes d'alerte nécessitant un ralentissement
- Retour de la douleur neuropathique : Augmentation de plus de 2 points sur l'échelle 0-10 6
- Symptômes de sevrage : Insomnie nouvelle ou aggravée, anxiété, sudation, tremblements 1
- Détérioration fonctionnelle : Diminution de la capacité à effectuer les activités quotidiennes 7
Ajustements du protocole
- Si symptômes de sevrage apparaissent : Ralentissez la réduction à 75 mg par semaine ou moins 3
- Si douleur récurrente : Maintenez la dose actuelle pendant 1-2 semaines supplémentaires avant de poursuivre la réduction 3
- Approche asymétrique : Réduisez d'abord la dose matinale tout en maintenant la dose du soir pour minimiser l'impact sur le sommeil 3
Alternatives après l'arrêt de la prégabaline
Options de première ligne
- Antidépresseurs tricycliques : La nortriptyline (10-100 mg au coucher) pour la douleur neuropathique, avec moins d'effets secondaires que l'amitriptyline 4
- Duloxétine : Efficace pour la neuropathie diabétique et la fibromyalgie, approuvée par la FDA 4
- Gabapentine : Alternative avec métabolisme hépatique minimal, peut être essayée si échec de la prégabaline 4, 2
Options topiques pour douleur localisée
- Patchs de lidocaïne : Pour la névralgie post-herpétique localisée (NNT = 2) 4
- Capsaïcine 0,075% : Application topique pour douleur neuropathique localisée (NNT = 3,26) 4
Pièges courants à éviter
- Arrêt brutal : Ne jamais arrêter la prégabaline soudainement, même à faible dose, car cela augmente le risque de symptômes de sevrage 1
- Sous-dosage initial : Beaucoup de patients sont traités avec des doses sous-optimales (150 mg/jour souvent inefficace); assurez-vous qu'un essai adéquat à 300-600 mg/jour a été effectué avant de conclure à un échec 6, 3
- Réduction trop rapide chez les patients âgés : Les personnes âgées ou avec insuffisance rénale nécessitent une réduction encore plus progressive 1
- Ignorer les attentes du patient : Engagez le patient dans la discussion sur le calendrier de réduction pour optimiser l'adhésion 3