Oui, l'halopéridol doit être arrêté immédiatement chez un patient atteint de la maladie de Parkinson
L'halopéridol est formellement contre-indiqué chez les patients parkinsoniens et doit être cessé sans délai. 1
Pourquoi l'halopéridol est contre-indiqué dans la maladie de Parkinson
La FDA stipule explicitement que l'halopéridol est contre-indiqué chez les individus atteints de la maladie de Parkinson en raison du blocage des récepteurs dopaminergiques qui aggrave les symptômes moteurs. 1
L'halopéridol bloque les récepteurs dopaminergiques D2 dans la voie nigrostriatale, ce qui provoque ou aggrave la bradykinésie, la rigidité et le tremblement parkinsonien. 2
Les données réelles montrent que les patients parkinsoniens sous antipsychotiques à activité bloquante dopaminergique (incluant l'halopéridol) ont un taux d'arrêt 2,12 fois plus élevé comparé aux agents sélectifs des récepteurs sérotoninergiques, reflétant l'intolérance motrice. 3
L'halopéridol peut induire un syndrome parkinsonien akinétique-rigide sévère chez les patients déjà atteints de Parkinson, avec apparition des symptômes dans les heures à semaines suivant l'initiation. 2
Comment arrêter l'halopéridol
Arrêt immédiat sans sevrage progressif : Contrairement aux antipsychotiques atypiques utilisés à long terme, l'halopéridol chez un patient parkinsonien doit être cessé immédiatement en raison de la contre-indication absolue. 1
Surveillez l'amélioration des symptômes moteurs dans les jours suivant l'arrêt, car la majorité des cas de parkinsonisme médicamenteux se résorbent après l'arrêt de l'agent causal. 2
Évaluez quotidiennement la bradykinésie, la rigidité et le tremblement pour documenter l'amélioration après l'arrêt. 2
Alternatives antipsychotiques sécuritaires dans la maladie de Parkinson
Première ligne : Pimavanserin (si disponible)
Le pimavanserin est l'antipsychotique de choix dans la maladie de Parkinson car il cible sélectivement les récepteurs sérotoninergiques 5-HT2A sans bloquer les récepteurs dopaminergiques D2. 3
Les patients sous pimavanserin ont le taux de continuation le plus élevé (taux d'arrêt le plus faible) comparé à tous les autres antipsychotiques chez les parkinsoniens. 3
Deuxième ligne : Quétiapine
La quétiapine (débutée à 12,5 mg deux fois par jour, maximum 200 mg deux fois par jour) est l'alternative la plus utilisée si le pimavanserin n'est pas disponible, bien qu'elle ait un taux d'arrêt 1,76 fois plus élevé que le pimavanserin. 4, 3
La quétiapine est plus sédative mais a une affinité dopaminergique plus faible que les autres antipsychotiques typiques. 4
Troisième ligne : Clozapine (sous surveillance hématologique)
- La clozapine peut être efficace pour la psychose parkinsonienne mais nécessite une surveillance hématologique régulière en raison du risque d'agranulocytose. 3
Antipsychotiques à éviter absolument
Halopéridol : contre-indication absolue. 1
Rispéridone : taux d'arrêt 2,12 fois plus élevé que le pimavanserin, risque élevé d'aggravation motrice. 3
Olanzapine : taux d'arrêt 2,07 fois plus élevé, peut induire un syndrome extrapyramidal akinétique-rigide sévère chez les parkinsoniens. 3, 5
Aripiprazole : taux d'arrêt 2,15 fois plus élevé, activité dopaminergique partielle qui aggrave les symptômes moteurs. 3
Pièges à éviter
Ne jamais initier ou continuer l'halopéridol chez un patient parkinsonien, même à faible dose, car la contre-indication est absolue. 1
Ne pas utiliser d'anticholinergiques (comme la benztropine) pour traiter les symptômes extrapyramidaux induits par l'halopéridol chez les parkinsoniens, car ils aggravent la fonction cognitive sans résoudre le problème sous-jacent. 6
Éviter tous les antipsychotiques typiques (halopéridol, fluphénazine, chlorpromazine) chez les patients parkinsoniens en raison du risque de 50% de dyskinésie tardive après 2 ans d'utilisation continue. 7