A Parkinson’s patient was given a single dose of haloperidol (Aldol) for nausea; how should this be managed and what is the preferred anti‑emetic?

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Last updated: February 28, 2026View editorial policy

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Gestion immédiate d'une dose unique d'halopéridol chez un patient parkinsonien

Arrêtez immédiatement l'halopéridol et ne l'utilisez plus jamais chez ce patient – l'halopéridol est absolument contre-indiqué dans la maladie de Parkinson car il bloque les récepteurs dopaminergiques D2 et aggravera dramatiquement les symptômes moteurs. 1

Pourquoi l'halopéridol est dangereux dans le Parkinson

  • L'halopéridol antagonise les récepteurs dopaminergiques D2, le mécanisme exact opposé au traitement antiparkinsonien, et peut provoquer une rigidité marquée et une akinésie sévère même à faible dose. 2
  • Les patients parkinsoniens traités avec des neuroleptiques antidopaminergiques développent une aggravation motrice rapide, avec apparition de rigidité et d'akinésie en quelques jours seulement. 2
  • L'halopéridol peut également induire des complications comportementales chez 30% des patients parkinsoniens, incluant hallucinations visuelles, délires et états confusionnels. 3

Surveillance immédiate requise

  • Évaluez l'état moteur du patient dans les 24-48 heures suivant l'administration pour détecter toute aggravation de la rigidité, de l'akinésie ou du tremblement. 2
  • Surveillez l'apparition de symptômes neuropsychiatriques (confusion, hallucinations, agitation) qui peuvent survenir rapidement chez les patients parkinsoniens exposés aux antidopaminergiques. 3
  • Contactez le neurologue traitant pour informer de l'exposition et ajuster si nécessaire le traitement antiparkinsonien. 4

Antiémétiques sûrs et recommandés pour les patients parkinsoniens

Première ligne : Antagonistes 5-HT3

  • Ondansétron 4-8 mg IV/PO toutes les 8 heures est l'antiémétique de premier choix car il n'interfère pas avec les récepteurs dopaminergiques et ne provoque pas d'aggravation motrice. 5, 1
  • Le granisétron 1 mg PO deux fois par jour ou le palonosétron 0.25 mg IV sont des alternatives efficaces de la même classe. 5
  • Ces agents 5-HT3 sont sûrs chez les parkinsoniens mais nécessitent une surveillance ECG pour le QTc, particulièrement si le patient prend d'autres médicaments prolongeant le QT. 1, 6

Deuxième ligne : Dompéridone (si disponible)

  • La dompéridone est un antagoniste dopaminergique périphérique qui ne traverse pas la barrière hémato-encéphalique et n'aggrave donc pas les symptômes parkinsoniens, contrairement au métoclopramide ou à l'halopéridol. 7

Agents adjuvants sûrs

  • Lorazépam 0.5-1 mg PO/IV toutes les 4-6 heures peut être ajouté pour les nausées anticipatoires ou liées à l'anxiété sans risque d'aggravation motrice. 5, 1
  • Dexaméthasone 4-8 mg IV/PO peut être combiné avec l'ondansétron pour les nausées réfractaires, offrant un mécanisme d'action complémentaire. 5

Agents à éviter absolument chez les parkinsoniens

  • Métoclopramide : traverse la barrière hémato-encéphalique et bloque les récepteurs D2 centraux, aggravant le parkinsonisme. 1, 8
  • Prochlorpérazine : phénothiazine antidopaminergique qui provoque rigidité et akinésie. 5
  • Tous les neuroleptiques typiques (halopéridol, chlorpromazine) et la plupart des atypiques sont contre-indiqués. 1, 3

Algorithme de traitement des nausées chez le parkinsonien

  1. Première étape : Ondansétron 8 mg PO/IV toutes les 8 heures (maximum 24 mg/jour). 5, 1
  2. Si insuffisant après 24-48h : Ajouter dexaméthasone 4-8 mg PO/IV deux fois par jour. 5
  3. Si toujours réfractaire : Ajouter lorazépam 0.5-1 mg toutes les 4-6 heures pour la composante anxieuse. 5, 1
  4. Cas extrêmes : Olanzapine 5-10 mg PO peut être considéré avec prudence extrême et surveillance neurologique étroite, car il possède une activité antidopaminergique moindre que l'halopéridol mais peut quand même aggraver le parkinsonisme. 5

Pièges critiques à éviter

  • Ne jamais substituer un antiémétique dopaminergique (métoclopramide, halopéridol, prochlorpérazine) chez un patient parkinsonien sans consultation neurologique préalable. 1, 8
  • L'adhérence au schéma posologique des médicaments antiparkinsoniens est cruciale – toute perturbation peut aggraver les symptômes, particulièrement durant l'hospitalisation. 4
  • Les patients âgés et ceux avec démence sous-jacente sont particulièrement vulnérables aux effets indésirables neuropsychiatriques des agents antidopaminergiques. 3

References

Guideline

Medications for Treating Nausea

Praxis Medical Insights: Practical Summaries of Clinical Guidelines, 2026

Research

Parkinsonism by haloperidol and piribedil.

Psychopharmacology, 1978

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Behavioral complications of drug treatment of Parkinson's disease.

Journal of the American Geriatrics Society, 1991

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Dr.Oracle Medical Advisory Board & Editors, 2025

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Diagnosis and Management of Persistent Vomiting

Praxis Medical Insights: Practical Summaries of Clinical Guidelines, 2026

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Nausea and Vomiting Management

Praxis Medical Insights: Practical Summaries of Clinical Guidelines, 2026

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