From the Guidelines
Il est recommandé de débuter l'anticoagulation après un AVC ischémique en fonction de la gravité et de la taille de l'AVC, avec une initiation possible après 1-3 jours pour les AVC mineurs, 4-7 jours pour les AVC modérés et 10-14 jours pour les AVC graves ou étendus. Les études récentes, notamment celle publiée dans le European Heart Journal en 2018 1, suggèrent que l'initiation de l'anticoagulation doit être basée sur la balance entre le risque de récidive d'AVC et le risque de transformation hémorragique, qui augmente avec la taille de l'infarctus. Les anticoagulants oraux directs (DOAC) tels que l'apixaban, le rivaroxaban, le dabigatran et l'edoxaban, ou la warfarine, sont des options courantes pour l'anticoagulation. Avant de commencer l'anticoagulation, il est conseillé de réaliser une imagerie cérébrale de suivi (CT ou MRI) pour exclure la transformation hémorragique. Les patients avec une fibrillation auriculaire ont un risque particulièrement élevé de récidive d'AVC, ce qui rend la synchronisation appropriée de l'anticoagulation cruciale. Pendant la période d'attente avant de commencer l'anticoagulation, l'aspirine peut être utilisée comme thérapie de pontage pour fournir une certaine protection contre les récidives. Il est important de noter que les recommandations actuelles sont basées sur un consensus plutôt que sur des données prospectives, comme mentionné dans les directives de 2016 de l'ESC pour la gestion de la fibrillation auriculaire 1.
From the Research
Début de l'anticoagulation après un AVC ischémique
- Il est important de noter que les études disponibles portent sur la comparaison des anticoagulants oraux directs (AOD) et de la warfarine dans la prévention des accidents vasculaires cérébraux ischémiques chez les patients ayant une fibrillation auriculaire [ 2, 3 ].
- Les résultats de ces études suggèrent que les AOD, tels que l'apixaban et le rivaroxaban, pourraient avoir un meilleur profil de sécurité et d'efficacité que la warfarine dans certaines situations [ 2, 4, 5 ].
- Cependant, il n'y a pas de consensus clair sur le moment exact pour débuter l'anticoagulation après un AVC ischémique, car cela dépend de divers facteurs, notamment la cause sous-jacente de l'AVC, la présence de facteurs de risque et l'état général du patient [ 6 ].
- Une étude a montré que la majorité des cliniciens changent la thérapie pour un AOD si un patient a un AVC ischémique malgré la warfarine, mais il y a une variabilité importante dans les pratiques lorsqu'il s'agit de gérer les patients qui ont un AVC ischémique sous AOD [ 6 ].
Facteurs à considérer
- La décision de débuter l'anticoagulation après un AVC ischémique doit prendre en compte les avantages et les risques potentiels, notamment le risque de saignement et le risque d'accidents vasculaires cérébraux récurrents [ 2, 3 ].
- Les études suggèrent que l'apixaban et le rivaroxaban pourraient avoir des profils de sécurité et d'efficacité différents, ce qui pourrait influencer la décision de choix de l'anticoagulant [ 4, 5 ].
- Il est essentiel de considérer les caractéristiques individuelles du patient, y compris son historique médical, ses facteurs de risque et ses préférences, lors de la prise de décision concernant le début de l'anticoagulation après un AVC ischémique [ 6 ].