From the Guidelines
Le traitement initial d'un patient présentant une insuffisance rénale aiguë non pyélonephritique (AKI) doit se concentrer sur l'identification et la prise en charge de la cause sous-jacente tout en soutenant la fonction rénale. Les étapes clés incluent la discontinuation de tous les agents néphrotoxiques lorsqu'il est possible, comme le souligne le guide de pratique de la KDIGO 1, et l'assurance d'un statut de volume et d'une pression de perfusion adéquats. Il est essentiel de surveiller la créatinine sérique et la production d'urine, même si la production d'urine n'est pas toujours pertinente selon le guide KDIGO 1. Les autres mesures incluent l'évitement de l'hyperglycémie, la consideration d'alternatives aux agents de contraste radiologique, et la vérification de la nécessité d'ajuster les doses de médicaments, qui est considérée comme ayant une pertinence élevée selon le guide KDIGO 1. En cas de nécessité, une thérapie de remplacement rénal peut être envisagée pour les cas graves. Il est crucial de gérer les anomalies électrolytiques, en particulier l'hyperkaliémie, et de prendre en charge l'acidose métabolique si présent. Ces mesures visent à réduire la morbidité, la mortalité et à améliorer la qualité de vie du patient en prenant en charge l'insuffisance rénale aiguë de manière appropriée. Les décisions doivent être prises en fonction des données les plus récentes et de la meilleure qualité, comme indiqué dans le guide KDIGO de 2021 1. Les soins doivent être individualisés en fonction de l'état du patient et de la cause sous-jacente de l'AKI. La prise en charge doit être multidisciplinaire, impliquant des néphrologues, des intensivistes, et d'autres spécialistes selon les besoins du patient. En résumé, le traitement initial d'un patient avec une AKI non pyélonephritique doit être holistique, prenant en compte la discontinuation des agents néphrotoxiques, la gestion du statut de volume, la surveillance de la fonction rénale, et la prise en charge des complications potentielles.
From the Research
Définition et évaluation de l'insuffisance rénale aiguë non pyélonephritique
L'insuffisance rénale aiguë (IRA) est caractérisée par une détérioration abrupte de la fonction rénale, manifestée par une augmentation du taux de créatinine sérique avec ou sans diminution de la production d'urine 2. La spectre des lésions va de légère à avancée, parfois nécessitant une thérapie de remplacement rénal.
Principes de gestion de l'IRA
Les principes de gestion de l'IRA incluent :
- La réhydratation en temps opportun, la correction ciblée du déficit hydrique et de l'hypotension, et la gestion appropriée de la maladie sous-jacente sont essentielles pour prévenir ou limiter l'IRA 3.
- L'identification des patients avec une IRA précoce, l'arrêt des médicaments néphrotoxiques lorsque possible, l'attention portée à la réhydratation et la prise de conscience des risques de néphropathie induite par les contrastes sont des principes clés de la prévention secondaire 3.
- La gestion de l'IRA implique également la réhydratation, l'évitement des médicaments néphrotoxiques et de l'exposition aux médias de contraste, et la correction des déséquilibres électrolytiques 2.
Thérapie de remplacement rénal
La thérapie de remplacement rénal (dialyse) est indiquée pour l'hyperkaliémie réfractaire, la surcharge volémique, l'acidose incoercible, l'encéphalopathie urémique, la péricardite ou la pleurite urémique, et l'élimination de certaines toxines 2.
Médicaments et IRA
Les médicaments peuvent jouer un rôle important dans le développement de l'IRA. Les diurétiques, les inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine et les antibiotiques ont été associés à un risque accru d'IRA 4. La furosémide peut être utilisée comme marqueur fonctionnel de l'IRA chez les patients en soins intensifs, mais sa pharmacologie peut être altérée en cas d'IRA 5.
Évaluation et prise en charge
L'évaluation et la prise en charge de l'IRA nécessitent une approche multidisciplinaire, impliquant des professionnels de la santé de différents domaines. La reconnaissance des facteurs de risque, tels que l'âge avancé, le sepsis, l'hypovolémie/le choc, la chirurgie cardiaque, l'administration de médias de contraste, le diabète sucré, la maladie rénale chronique, l'insuffisance cardiaque et l'insuffisance hépatique, est importante pour améliorer les résultats 2.