Traitement de la Lombosciatalgie Aiguë
Le traitement oral de première intention pour la lombosciatalgie aiguë devrait être les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), associés à des mesures non pharmacologiques comme l'application de chaleur et une activité physique adaptée. 1
Approche Thérapeutique par Étapes
Première ligne (0-2 semaines)
AINS: Diclofénac ou ibuprofène à la dose efficace la plus faible
Paracétamol: Alternative si contre-indication aux AINS
- Bien que les preuves indiquent une efficacité limitée par rapport au placebo 5
Thérapies non pharmacologiques:
Deuxième ligne (si douleur persistante après 3-5 jours)
Myorelaxants: Pour les spasmes musculaires associés
Gabapentine/Prégabaline: Pour la composante neuropathique
- Gabapentine débutant à 300 mg/jour, augmentant jusqu'à 900-1800 mg/jour 1
- Particulièrement utile si douleur radiculaire importante
Troisième ligne (si échec des traitements précédents)
- Opioïdes: Uniquement en dernier recours et pour une durée très limitée
Points importants à considérer
- Les AINS topiques sont moins efficaces que les AINS oraux pour la lombalgie aiguë 7
- L'association d'un AINS avec tramadol ou tizanidine n'apporte pas de bénéfice supplémentaire significatif 8
- Les corticostéroïdes systémiques n'ont pas démontré d'efficacité cliniquement significative 1
- 75% des patients présentent une résorption spontanée de l'extrusion discale dans les 8 semaines 1
Indications pour une prise en charge spécialisée
- Syndrome de la queue de cheval (urgence)
- Déficit neurologique progressif
- Déficit moteur significatif (grade > 3)
- Douleur radiculaire persistante malgré 6-12 semaines de traitement conservateur
- Douleur intraitable malgré une prise en charge conservatrice complète 1
Pièges à éviter
- Prescription prolongée d'AINS sans surveillance des effets indésirables
- Recours prématuré aux opioïdes avant d'avoir optimisé les traitements non opioïdes
- Intervention chirurgicale prématurée (non recommandée en première intention) 1
- Repos au lit prolongé (contre-productif pour la récupération)
- Négliger les facteurs psychosociaux contribuant à la douleur 1