Prise en charge initiale de la pseudogoutte
Le traitement initial de la pseudogoutte repose principalement sur les corticostéroïdes oraux (prednisone 30-35 mg par jour pendant 3-5 jours) ou les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) à dose complète. 1
Options thérapeutiques pour la crise aiguë
Première ligne de traitement
Corticostéroïdes oraux:
Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS):
Injections intra-articulaires de corticostéroïdes:
Cas particuliers
Atteinte polyarticulaire sévère:
Insuffisance rénale chronique:
Contre-indications aux AINS et corticostéroïdes:
Traitement prophylactique
Pour les patients souffrant de crises récurrentes (≥ 2 par an), la prophylaxie par colchicine peut être envisagée:
- Colchicine orale: 0,6 mg deux fois par jour 3
- Une étude a montré une réduction significative des crises (de 3,2 à 1 par patient/année) 3
Points importants à considérer
- Vérifier la fonction rénale avant d'initier le traitement 1
- Évaluer les facteurs de risque gastro-intestinaux avant de prescrire des AINS 1
- Vérifier les interactions médicamenteuses potentielles, notamment avec les inhibiteurs du CYP3A4 qui nécessitent une réduction de la dose de colchicine 1
- Surveiller les signes précoces de toxicité à la colchicine (symptômes gastro-intestinaux) 1
Traitement des cas réfractaires
Dans les cas résistants aux traitements conventionnels, l'anakinra (antagoniste du récepteur de l'IL-1) a montré une efficacité dans des cas isolés, avec résolution des signes et symptômes en deux semaines 4.
Le bilan initial doit inclure une ponction articulaire avec identification des cristaux de pyrophosphate de calcium dihydraté sous microscope à lumière polarisée compensée pour confirmer le diagnostic et exclure une infection, particulièrement importante chez les patients porteurs de prothèses articulaires 5, 6.