La morphine n'est pas recommandée comme traitement de première intention pour la radiculopathie
La morphine n'est pas recommandée comme traitement de première intention pour la radiculopathie en raison de son efficacité limitée et de son profil d'effets indésirables défavorable. 1, 2
Efficacité de la morphine dans la radiculopathie
- Les études cliniques montrent que la morphine a une efficacité limitée pour soulager la douleur radiculaire, avec une réduction de la douleur de seulement 7% par rapport au placebo 2
- Un essai randomisé contrôlé a démontré que ni la morphine seule, ni en combinaison avec la nortriptyline, n'a produit de réductions significatives des scores de douleur dans la radiculopathie lombaire chronique 2
- La radiculopathie lombaire semble être relativement réfractaire aux médicaments de première et deuxième ligne, y compris les opioïdes 1
Alternatives thérapeutiques recommandées
- Pour la douleur radiculaire aiguë, les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) sont recommandés comme traitement de première ligne en raison de leur efficacité modérée et de leur meilleur profil de sécurité 3
- La radiothérapie a une efficacité spécifique et critique dans le soulagement de la douleur radiculaire causée par des tumeurs comprimant les structures nerveuses 1
- Pour la douleur neuropathique, y compris la radiculopathie, les médicaments co-analgésiques comme les antiépileptiques et les antidépresseurs peuvent améliorer le contrôle de la douleur 1
Risques associés à l'utilisation de la morphine
- L'utilisation de la morphine comporte des risques d'addiction, d'abus et de mésusage, même aux doses recommandées 4
- Plus de la moitié des patients sous morphine rapportent des effets indésirables 2
- Les effets indésirables courants incluent la somnolence, la fatigue, les étourdissements et la constipation 5
Considérations particulières
- La morphine devrait être réservée aux patients pour lesquels les options de traitement alternatives sont inadéquates ou n'ont pas été tolérées 4
- La plupart des cas de radiculopathie sont auto-limitants, avec une résolution des symptômes sur une période de quelques semaines à quelques mois, ce qui favorise une approche conservatrice initiale 6
- La douleur neuropathique, y compris la radiculopathie, devient souvent résistante à la morphine ou aux AINS à mesure qu'elle progresse 7
Algorithme de traitement pour la radiculopathie
- Commencer par des AINS comme traitement de première ligne 3
- Ajouter des thérapies non pharmacologiques avec des bénéfices prouvés, comme la manipulation vertébrale 3
- Si nécessaire, envisager des relaxants musculaires non-benzodiazépines 3
- Pour la douleur neuropathique persistante, ajouter des co-analgésiques (antiépileptiques, antidépresseurs) 1
- Réserver la morphine uniquement pour les cas réfractaires où les autres options thérapeutiques ont échoué 4
En conclusion, bien que la morphine soit indiquée pour la gestion de la douleur aiguë et chronique suffisamment sévère pour nécessiter un analgésique opioïde, les preuves actuelles ne soutiennent pas son utilisation comme traitement de première intention pour la radiculopathie en raison de son efficacité limitée et de son profil d'effets indésirables défavorable.