Prise en charge de l'épistaxis chez les patients sous Ozempic (sémaglutide)
La prise en charge de l'épistaxis chez les patients sous Ozempic doit suivre les mêmes principes que pour tout patient présentant un saignement nasal, avec une attention particulière à la compression nasale pendant 10 à 15 minutes comme traitement de première ligne. 1
Traitement initial
- Le patient doit s'asseoir avec la tête légèrement penchée en avant et pincer fermement la partie inférieure molle du nez pendant 10 à 15 minutes 1
- Le patient doit respirer par la bouche et cracher tout sang plutôt que de l'avaler 1
- La compression nasale seule est suffisante dans la grande majorité des cas d'épistaxis 1, 2
Traitement médicamenteux
- Si le saignement persiste après la compression initiale, un vasoconstricteur topique comme l'oxymétazoline ou la phényléphrine peut être appliqué, ce qui résout 65-75% des épistaxis 3, 4
- Pour appliquer le vasoconstricteur, il faut d'abord dégager les caillots du nez, puis vaporiser 2 fois dans la narine qui saigne et continuer à comprimer pendant 5 minutes 1
- L'acide tranexamique topique peut être plus efficace que d'autres agents hémostatiques pour arrêter le saignement dans les 10 premières minutes (70% contre 30%) 5
Prévention des récidives
- Une fois le saignement arrêté, des agents hydratants ou lubrifiants comme la vaseline doivent être appliqués pour prévenir les récidives 1, 2
- Les sprays nasaux salins sont recommandés pour maintenir la muqueuse nasale humide 6
- L'utilisation d'un humidificateur, surtout dans les environnements secs, peut également être envisagée 6, 2
Considérations spéciales pour les patients sous Ozempic
- Les patients sous Ozempic (sémaglutide) ne nécessitent pas de prise en charge différente des autres patients, mais une attention particulière doit être portée à l'hydratation des muqueuses nasales 1
- Si le patient prend également des anticoagulants ou des antiplaquettaires, il est raisonnable de consulter un professionnel de santé, sauf si le saignement s'est arrêté 1
- En l'absence de saignement mettant en jeu le pronostic vital, le clinicien doit initier les traitements de première ligne avant d'envisager l'arrêt des anticoagulants/antiplaquettaires 1
Quand consulter un médecin
- Si le saignement ne s'arrête pas après 15 minutes de pression continue 1
- Si le patient ressent des étourdissements dus à la perte de sang 1
- Si le saignement est sévère (durée >30 minutes sur une période de 24 heures) 6
- Si le patient présente des signes d'instabilité hémodynamique comme une tachycardie ou une hypotension 2
Erreurs courantes à éviter
- Temps de compression insuffisant : la compression doit être maintenue pendant au moins 10-15 minutes sans vérifier si le saignement s'est arrêté 1, 2
- Négliger la prévention : ne pas traiter la sécheresse sous-jacente de la muqueuse nasale peut entraîner des épisodes récurrents 2
- Utilisation excessive de vasoconstricteurs : l'utilisation prolongée de décongestionnants topiques peut entraîner une congestion rebond et aggraver les symptômes 2
Traitement avancé (si nécessaire)
- Si l'épistaxis persiste malgré les mesures initiales, une évaluation par un spécialiste ORL peut être nécessaire 1
- Des options comme la cautérisation nasale, le tamponnement nasal ou, dans les cas graves, la ligature artérielle peuvent être envisagées 1, 3
- Pour les patients sous anticoagulants, l'utilisation de matériel de tamponnement résorbable est recommandée 1