Protocole de Vaccination Pneumocoque
La vaccination pneumococcique recommandée pour les adultes consiste en une dose unique de vaccin conjugué PCV20 pour tous les adultes âgés de ≥65 ans et les adultes de 19 à 64 ans présentant certaines conditions médicales sous-jacentes qui n'ont pas reçu de vaccin conjugué pneumococcique auparavant ou dont les antécédents de vaccination sont inconnus. 1
Recommandations générales pour les adultes
Adultes ≥65 ans
- Une dose unique de PCV20 est recommandée pour tous les adultes de 65 ans et plus n'ayant jamais reçu de vaccin conjugué pneumococcique ou dont les antécédents vaccinaux sont inconnus 1
- Alternative si PCV20 n'est pas disponible : PCV15 suivi du PPSV23 au moins 1 an plus tard 2
- Pour les adultes ≥65 ans ayant déjà reçu uniquement le PPSV23, administrer une dose unique de PCV20 au moins 1 an après la dernière dose de PPSV23 3
Adultes de 19 à 64 ans avec facteurs de risque
- Une dose unique de PCV20 est recommandée pour les adultes de 19 à 64 ans présentant certaines conditions médicales sous-jacentes qui n'ont pas reçu de vaccin conjugué pneumococcique auparavant 1, 3
- Les conditions à risque justifiant la vaccination comprennent : maladies cardiaques chroniques, hépatiques ou pulmonaires, diabète, tabagisme, alcoolisme, implant cochléaire, fuite de LCR et conditions immunodéprimées 3
Protocoles spécifiques pour populations particulières
Patients immunodéprimés
- Pour les adultes présentant des conditions immunodéprimées spécifiques qui ont reçu uniquement le PCV13, administrer le PPSV23 après ≥8 semaines, puis une seconde dose de PPSV23 ≥5 ans après la première dose de PPSV23 3
- Les patients immunodéprimés peuvent bénéficier d'intervalles plus courts (≥8 semaines) entre le PCV15 et le PPSV23 3
Receveurs de greffe de cellules souches hématopoïétiques (GCSH)
- Administrer 3 doses de PCV20, à 4 semaines d'intervalle, en commençant 3 à 6 mois après la GCSH 1
- Administrer une quatrième dose de PCV20 ≥6 mois après la troisième dose de PCV20, ou ≥12 mois après la GCSH, selon la date la plus tardive 1, 2
- Alternative : administrer 3 doses de PCV15, à 4 semaines d'intervalle, en commençant 3 à 6 mois après la GCSH, suivies du PPSV23 ≥12 mois après la GCSH en l'absence de GVH chronique 1
- Si le patient présente une GVH chronique, administrer une quatrième dose de PCV15 à la place du PPSV23 1
Recommandations pour les patients ayant déjà reçu des vaccins pneumococciques
Patients ayant reçu le PCV13
- Pour les adultes ayant commencé leur série de vaccination pneumococcique avec le PCV13 mais n'ayant pas reçu toutes les doses recommandées de PPSV23, administrer soit une dose unique de PCV20, soit ≥1 dose de PPSV23 1
Patients ayant reçu le PPSV23
- Pour les adultes ayant reçu le PPSV23 mais n'ayant reçu aucune dose de vaccin conjugué, administrer le PCV15 ou le PCV20 1
Considérations cliniques importantes
- Les vaccins pneumococcique et antigrippal peuvent être administrés lors de la même visite à des sites anatomiques différents 2
- Pour les patients ayant reçu le PCV15 mais n'ayant pas terminé leur série avec le PPSV23, une dose de PCV20 peut être utilisée si le PPSV23 n'est pas disponible 2
- Ne pas attendre l'intervalle recommandé entre les différents vaccins pneumococciques (généralement ≥1 an après le PCV13 ou ≥1 an après le PPSV23) peut entraîner une réponse immunitaire réduite 2, 3
Erreurs à éviter
- Ne pas vérifier les antécédents de vaccination pneumococcique du patient peut conduire à des calendriers de vaccination incorrects 2, 3
- Ne pas identifier les adultes âgés de 19 à 64 ans présentant des conditions à risque qui devraient recevoir une vaccination pneumococcique 3
- Ne pas reconnaître que les calendriers de vaccination diffèrent pour les patients immunodéprimés par rapport à ceux présentant des affections médicales chroniques 3
- Ne pas tenir compte du fait que les patients asthmatiques sont désormais reconnus comme présentant un facteur de risque nécessitant une vaccination 3
- Ne pas saisir les opportunités de vacciner les adultes diabétiques, qui présentent 1,4 à 5,9 fois plus de risque de maladie pneumococcique invasive par rapport à ceux sans facteurs de risque 3