Recommandations pour le vaccin contre la leptospirose (Spirolept)
Indications principales pour la vaccination
Le vaccin contre la leptospirose doit être recommandé principalement pour les travailleurs à risque professionnel élevé et les personnes exposées à des environnements contaminés par l'urine d'animaux infectés. 1
Groupes professionnels à risque
- Agriculteurs et éleveurs qui sont en contact direct avec le bétail et les eaux contaminées 2
- Travailleurs des égouts et de l'assainissement exposés aux eaux usées 2
- Vétérinaires et manipulateurs d'animaux en contact régulier avec des animaux potentiellement infectés 2
- Travailleurs forestiers et de l'environnement exposés aux eaux de surface 1
Situations d'exposition environnementale
- Personnes pratiquant des sports aquatiques récréatifs dans les lacs ou rivières, particulièrement en zones tropicales humides où l'incidence peut atteindre 10-100 cas pour 100 000 habitants 1, 2
- Résidents de zones inondées où le risque de transmission augmente considérablement 1
- Voyageurs se rendant dans des régions endémiques avec exposition prévue à l'eau douce contaminée 1
Contexte épidémiologique justifiant la vaccination
- Les zones à climat tropical humide présentent une incidence de 10-100 cas pour 100 000 habitants, pouvant dépasser 100 pour 100 000 lors d'épidémies 2
- En Asie du Sud-Est, avec plus de 450 millions de personnes engagées dans l'agriculture sur une population de 1,7 milliard, le risque professionnel est particulièrement élevé 2
Limites importantes du vaccin actuel
- La protection conférée ne dure qu'environ un an, nécessitant une revaccination annuelle 2
- Dans certains contextes épidémiques, une revaccination peut être nécessaire après seulement six mois 2
- L'immunité est limitée aux sérovars contenus dans le vaccin (protection non universelle contre les plus de 300 sérovars pathogènes) 2, 3
- Les vaccins actuels à cellules entières inactivées peuvent causer des effets secondaires significatifs 4
Pièges cliniques à éviter
- Ne pas confondre la présentation clinique initiale pseudo-grippale avec une infection virale banale chez les personnes à risque - la suffusion conjonctivale est un signe évocateur 1
- Ne pas retarder le traitement antibiotique en attendant la confirmation sérologique, car les anticorps IgM n'apparaissent qu'après 6-10 jours 1
- Ne pas sous-estimer le risque chez les personnes ayant une exposition récréative occasionnelle à l'eau douce en zone endémique 1