Contre-indications absolues de l'hormonothérapie
L'hormonothérapie est absolument contre-indiquée chez les femmes ayant un cancer du sein connu ou suspecté, une néoplasie œstrogéno-dépendante (cancer ovarien séreux de bas grade, tumeurs à cellules de la granulosa, léiomyosarcome, sarcome stromal, adénocarcinome endométrioïde utérin avancé), des antécédents de thromboembolie veineuse ou d'AVC, et un syndrome des antiphospholipides. 1
Contre-indications absolues établies
Les contre-indications absolues comprennent :
- Cancer du sein : Connu ou suspecté, sauf chez certaines patientes sélectionnées traitées pour maladie métastatique 1
- Néoplasies œstrogéno-dépendantes : Cancer ovarien séreux de bas grade, tumeurs à cellules de la granulosa, léiomyosarcome, sarcome stromal, adénocarcinome endométrioïde utérin avancé 2, 1
- Antécédents thromboemboliques : Thromboembolie veineuse ou AVC antérieurs 1
- Syndrome des antiphospholipides 1
- Maladie hépatique active 3
Situations cliniques spécifiques
Cancers gynécologiques
Aucune contre-indication pour les cancers cervicaux, vaginaux ou vulvaires, car ces tumeurs ne sont pas hormono-dépendantes. 2
Profil risque-bénéfice favorable pour la plupart des cancers ovariens non épithéliaux et épithéliaux (haut grade, cellules claires, mucineux) et pour les cancers de l'endomètre de stade précoce. 2
Contre-indication formelle pour le cancer ovarien séreux de bas grade, les tumeurs à cellules de la granulosa, certains sarcomes (léiomyosarcome et sarcome stromal) et l'adénocarcinome endométrioïde utérin avancé. 2, 1
Cancer du sein
L'hormonothérapie est généralement contre-indiquée chez les survivantes du cancer du sein. 2 Cependant, l'hormonothérapie systémique n'est pas nécessairement contre-indiquée dans d'autres cancers hormono-sensibles comme les cancers de l'endomètre et de l'ovaire, et les cliniciens doivent discuter de toutes les options avec leurs patientes. 2
Pour les femmes porteuses de mutations BRCA1/2 sans antécédent personnel de cancer du sein après ovariectomie bilatérale prophylactique, l'hormonothérapie est une option thérapeutique. 2
Considérations cardiovasculaires
Risque accru d'AVC : Les femmes ≥60 ans ou à plus de 10 ans de la ménopause naturelle présentent un risque élevé d'AVC avec l'hormonothérapie orale contenant des œstrogènes. 1, 3
Maladie cardiovasculaire établie : Les femmes ayant des antécédents d'infarctus du myocarde ou de maladie cardiovasculaire présentent une contre-indication relative. 1
L'hypertension ne doit pas être considérée comme une contre-indication à l'hormonothérapie chez les femmes avec insuffisance ovarienne prématurée, mais l'estradiol transdermique est la méthode préférée. 2
Évaluation pré-thérapeutique obligatoire
Avant d'initier l'hormonothérapie, évaluer systématiquement :
- Antécédents de cancer du sein 1
- Maladie hépatique 1
- Infarctus du myocarde 1
- Néoplasie œstrogéno-dépendante connue ou suspectée 1
- Thrombose veineuse profonde 1
- Troubles thrombophiliques 1
Pièges cliniques critiques
Utilisation d'œstrogènes sans progestatif : Chez les femmes avec utérus intact, cela augmente le risque de cancer de l'endomètre et est contre-indiqué. 1
Initiation pour prévention primaire : L'hormonothérapie ne doit pas être initiée uniquement pour la prévention des maladies chroniques; l'indication est limitée au traitement à court terme des symptômes ménopausiques et à la prévention de l'ostéoporose. 1
Femmes de plus de 65 ans : L'initiation de l'hormonothérapie chez les femmes de plus de 65 ans pour la prévention des maladies chroniques augmente la morbidité et la mortalité. 3