Options de traitement pour la paralysie supranucléaire progressive de type parkinsonien
La lévodopa doit être essayée en première intention chez les patients atteints de PSP-parkinsonisme, car elle peut procurer une amélioration modérée et temporaire des symptômes parkinsoniens, particulièrement la bradykinésie et la rigidité, bien que la réponse soit généralement limitée et de courte durée. 1, 2
Traitement pharmacologique
Lévodopa (traitement de première ligne)
- La lévodopa (carbidopa/lévodopa) constitue le traitement symptomatique principal à considérer, particulièrement chez les patients présentant un phénotype plus parkinsonien 3, 2
- Environ 5 des 22 essais thérapeutiques avec des médicaments dopaminergiques présynaptiques (Sinemet ou amantadine) ont montré un bénéfice chez les patients PSP 4
- La réponse est généralement modérée, asymétrique au début, et plus favorable durant les premières années de la maladie avant l'évolution potentielle vers PSP-Richardson 2
- La "mauvaise" réponse à la lévodopa fait partie des critères diagnostiques de la PSP, mais cela ne signifie pas qu'un essai thérapeutique ne doit pas être tenté 1
- Posologie initiale recommandée: débuter avec carbidopa/lévodopa 25 mg/100 mg trois fois par jour, avec augmentation progressive selon la tolérance et la réponse 5
Agonistes dopaminergiques (option de deuxième ligne)
- La bromocriptine et le pergolide peuvent être bénéfiques lorsque la lévodopa échoue: 9 des 14 essais thérapeutiques ont montré une amélioration, même chez des patients n'ayant pas répondu aux médicaments dopaminergiques présynaptiques 4
- Ces agents agissent directement sur les récepteurs dopaminergiques post-synaptiques, contournant ainsi certaines limitations de la lévodopa 4
Traitements symptomatiques spécifiques
Pour la sialorrhée problématique:
- La toxine botulique intrasalivaire est utile pour gérer l'hypersalivation 1
Pour la dystonie (incluant le blépharospasme):
Pour le myoclonus:
Traitements non recommandés ou d'efficacité limitée
- Les anticholinergiques ont échoué chez tous les 5 patients traités et ne doivent pas être utilisés 4
- Les inhibiteurs de l'acétylcholinestérase et les antagonistes des récepteurs NMDA (utilisés dans la maladie d'Alzheimer) ont des preuves limitées d'efficacité et les risques d'effets indésirables peuvent dépasser les bénéfices 1
- Les antipsychotiques ne sont pas recommandés chez les personnes âgées ou celles atteintes de démence, car ils aggravent le parkinsonisme 1
Prise en charge multidisciplinaire essentielle
L'absence de traitement modificateur de la maladie nécessite une approche centrée sur la qualité de vie 1:
- Physiothérapie: pour la stabilité posturale et la prévention des chutes précoces 1
- Ergothérapie: pour l'assistance aux activités de la vie quotidienne 1
- Orthophonie: pour la dysphagie et la dysarthrie 1
- Diététique: surveillance nutritionnelle en raison des troubles de déglutition 1
- Ophtalmologie: pour la gestion de l'ophtalmoplégie supranucléaire 1
- Soins palliatifs: particulièrement important étant donné la survie moyenne de 9 ans après l'apparition des symptômes 6
Considérations importantes
- Les anomalies multiples des neurotransmetteurs (dopamine, acétylcholine, GABA, noradrénaline) et la pathologie pré- et post-synaptique rendent le traitement pharmacologique particulièrement difficile 6
- La durée du bénéfice thérapeutique est généralement courte, même lorsqu'une réponse initiale est observée 1, 6
- L'IRM peut démontrer une atrophie du mésencéphale, ce qui est hautement suggestif de PSP et aide au diagnostic différentiel avec la maladie de Parkinson 3