Can a urinary tract infection caused by Morganella morganii and Enterococcus faecalis with a urine leukocyte count of approximately 217,000 cells per milliliter be mistaken for tumor recurrence on a PET (positron emission tomography) scan?

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Infection urinaire et faux positifs au TEP-scan

Oui, une infection urinaire sévère à Morganella morganii et Enterococcus faecalis avec 217 000 leucocytes/mL peut absolument être confondue avec une récidive tumorale au TEP-scan, car l'inflammation infectieuse intense augmente la captation du FDG dans les structures adjacentes, notamment les ganglions lymphatiques régionaux, créant des faux positifs qui imitent une récidive métastatique. 1

Mécanisme des faux positifs

  • L'inflammation sévère causée par une infection urinaire active augmente significativement la captation du FDG dans les ganglions lymphatiques rétro-caves et pelviens adjacents, réduisant la spécificité du TEP-scan et générant des résultats faux positifs. 1

  • Le TEP-scan au ^18^F-FDG détecte les métastases ganglionnaires dans le carcinome urothélial avec une sensibilité de 82 % et une spécificité de 84 % en conditions normales, mais la valeur prédictive positive (VPP) diminue considérablement en présence d'inflammation infectieuse. 1

  • La sensibilité pour les métastases ganglionnaires pelviennes est encore plus faible à 57 %, bien que la spécificité atteigne 92 % en l'absence d'infection. 1

Algorithme de prise en charge recommandé

Étape 1 : Traitement complet de l'infection

  • Traiter immédiatement l'infection urinaire avec une antibiothérapie appropriée basée sur la culture d'urine et l'antibiogramme. 1

  • Pour Morganella morganii, les options efficaces incluent les carbapénèmes (ertapénem, méropénem), la pipéracilline/tazobactam, le céfépime, la ceftazidime, et le céfopérazone/sulbactam, car M. morganii présente une résistance ubiquitaire aux céphalosporines de première génération. 2, 3

  • Pour Enterococcus faecalis, adapter le traitement selon l'antibiogramme, car cette bactérie est fréquemment impliquée dans les infections urinaires complexes. 4

Étape 2 : Imagerie complémentaire immédiate

  • Réaliser une IRM abdomino-pelvienne avec contraste immédiatement pour évaluer les caractéristiques morphologiques des ganglions lymphatiques sans les artéfacts inflammatoires du FDG. 1

  • L'IRM avec séquences de diffusion (DWI) peut différencier les ganglions inflammatoires des ganglions malins avec une sensibilité de 61-94 % et une spécificité de 90-99 %. 1

  • L'American College of Radiology indique que l'intégration de l'IRM avec le TEP-scan au FDG fournit la meilleure détection de récidive locorégionale, en combinant l'information métabolique du TEP et le contraste supérieur des tissus mous de l'IRM. 1

Étape 3 : Réévaluation différée du TEP-scan

  • Attendre au moins 4 à 6 semaines après la résolution clinique complète de l'infection avant de répéter le TEP-scan pour permettre la normalisation de l'inflammation locale. 1

  • De nombreux experts suggèrent un délai d'imagerie de ≥12 semaines après le traitement, certains protocoles autorisant un examen plus précoce à 8 semaines. 1

  • S'abstenir d'exercice physique modéré à intense pendant 48-72 heures avant le prochain TEP-scan. 1

Étape 4 : Confirmation histologique

  • Toujours biopsier avant de modifier le plan de traitement si le TEP-scan devient positif lors du suivi, afin de confirmer la récidive de la maladie. 1

  • L'American College of Radiology recommande de ne pas baser un diagnostic de récidive cancéreuse uniquement sur des ganglions hypermétaboliques dans la région rétro-cave au TEP-scan dans le contexte d'une infection urinaire sévère. 1

Valeur prédictive négative préservée

  • Malgré la réduction de la VPP en présence d'infection, la valeur prédictive négative (VPN) reste élevée, rendant le TEP-scan utile pour exclure une récidive métastatique même lorsque des changements inflammatoires sont présents. 1

Pièges à éviter

  • Ne jamais interpréter un TEP-scan positif comme une récidive tumorale définitive en présence d'une infection urinaire active avec leucocyturie massive (217 000/mL), car l'inflammation peut mimer parfaitement une maladie métastatique. 1

  • Le FDG étant excrété par les reins, son activité obscurcit l'évaluation des voies urinaires supérieures et inférieures pour une maladie récurrente, limitant davantage l'utilité du TEP-scan dans ce contexte. 5

  • M. morganii est un pathogène opportuniste associé à un taux de mortalité élevé (41 % dans certaines séries), nécessitant un traitement antibiotique approprié et rapide. 6, 3

References

Guideline

PET Imaging for Urothelial Cancer in the Setting of Active Urinary Tract Infection

Praxis Medical Insights: Practical Summaries of Clinical Guidelines, 2026

Research

Clinical manifestations and prognostic factors of Morganella morganii bacteremia.

European journal of clinical microbiology & infectious diseases : official publication of the European Society of Clinical Microbiology, 2015

Guideline

Guideline Directed Topic Overview

Dr.Oracle Medical Advisory Board & Editors, 2025

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