Cause de décès chez un patient atteint d'Alzheimer en phase terminale avec arrêt respiratoire
La cause de décès à inscrire pour ce patient est la pneumonie d'aspiration secondaire à la maladie d'Alzheimer avancée, l'arrêt respiratoire terminal étant le mécanisme final du décès plutôt que la cause sous-jacente.
Physiopathologie de la mort dans l'Alzheimer avancé
La pneumonie d'aspiration représente la cause de décès la plus fréquente chez les patients en phase terminale de la maladie d'Alzheimer 1. Cette complication résulte d'une cascade de défaillances neurologiques :
- La dysphagie pseudobulbaire constitue le problème médical le plus grave dans l'Alzheimer avancé, prédisposant directement à l'aspiration 1
- La perte du réflexe nauséeux et la diminution du niveau de conscience facilitent le passage de sécrétions et de contenu gastrique dans les voies respiratoires 1
- Les troubles respiratoires centraux sont fréquents, avec une altération des réponses ventilatoires aux stimuli hypoxiques et hypercapniques 2
Documentation appropriée de la cause de décès
L'arrêt respiratoire terminal ne devrait pas être listé comme cause principale de décès, mais plutôt comme mécanisme terminal. La séquence causale appropriée serait :
Cause immédiate: Arrêt respiratoire
Due à: Pneumonie d'aspiration
Due à: Dysphagie et troubles de la déglutition
Cause sous-jacente: Maladie d'Alzheimer en phase terminale (TNC majeur)
Contexte des soins de confort
Dans le cadre de soins palliatifs pour un patient Alzheimer en phase terminale 3:
- Le contrôle des symptômes respiratoires avec opioïdes titrés (morphine 2,5-10 mg PO aux 2 heures PRN) est approprié pour soulager la dyspnée terminale 4
- Les antibiotiques ne sont généralement pas indiqués dans ce contexte de soins de confort, car ils peuvent prolonger le processus de mort sans améliorer la qualité de vie 5
- La gestion de la détresse respiratoire prime sur les interventions prolongeant la vie 3
Flore bactérienne impliquée
Lorsqu'une pneumonie d'aspiration survient, les pathogènes incluent 1:
- Flore orale indigène (prédominance d'aérobies)
- En milieu institutionnel: Staphylococcus aureus et bacilles gram-négatifs nosocomiaux
- Maladie parodontale contribuant à la charge bactérienne
Facteurs contributifs à documenter
Les éléments suivants devraient être notés dans le dossier médical comme facteurs contributifs 1:
- Niveau de conscience réduit
- Dysphagie documentée
- Absence de réflexe nauséeux
- État nutritionnel (perte de poids malgré optimisation de la gestion de la dysphagie)
Pièges à éviter
- Ne pas inscrire simplement "arrêt cardiorespiratoire" comme cause de décès, car cela n'identifie pas la pathologie sous-jacente
- Ne pas omettre la pneumonie d'aspiration si elle était présente cliniquement, même sans confirmation radiologique dans un contexte de soins de confort
- Reconnaître que la dysphagie dans l'Alzheimer n'est pas toujours prévenue par une optimisation de la gestion, reflétant une défaillance des mécanismes homéostatiques de base 1