Traitement recommandé pour une femme de 32 ans atteinte du SOPK
Le traitement du Syndrome des Ovaires Polykystiques (SOPK) chez une femme de 32 ans doit être personnalisé selon les symptômes prédominants, mais devrait inclure en première ligne une modification du mode de vie avec un déficit calorique, une activité physique régulière et la metformine pour les caractéristiques métaboliques. 1
Approche thérapeutique par étapes
1. Modifications du mode de vie (fondamentales pour toutes les patientes)
- Perte de poids : Une réduction de poids de seulement 5-10% peut restaurer l'ovulation et améliorer la fertilité 1
- Activité physique : Au moins 250 minutes d'activité modérée par semaine, incluant 2-3 séances de renforcement musculaire 1
2. Traitement pharmacologique selon les symptômes prédominants
Pour l'insulinorésistance et les troubles métaboliques
- Metformine : Médicament de première ligne pour le SOPK avec caractéristiques métaboliques 1
- Posologie : Commencer à 500 mg/jour avec les repas, augmenter progressivement jusqu'à 1000-1500 mg/jour en doses fractionnées
- Bénéfices : Améliore l'insulinorésistance, régularise les cycles menstruels et réduit les risques cardiométaboliques à long terme
Pour les troubles menstruels et l'hyperandrogénie
- Contraceptifs oraux combinés (COC) : Traitement de première ligne pour la régulation menstruelle et la réduction de l'hyperandrogénie 1
- Alternative : Progestérone micronisée orale (200-300 mg/jour pendant 12-14 jours par mois) pour la protection endométriale 1
- Dispositif intra-utérin au lévonorgestrel (DIU-LNG) : Option de première ligne non orale, particulièrement adaptée pour la protection endométriale avec un impact métabolique minimal 1
Pour l'hirsutisme
- Spironolactone : 100 mg par jour, avec amélioration visible généralement après 6 mois 1
- À combiner avec une contraception efficace (risque tératogène)
Pour l'infertilité
- Citrate de clomifène : Médicament de première ligne pour l'induction de l'ovulation 1
- Taux d'ovulation de 80% et taux de conception de 50%
- Posologie : À commencer au 5ème jour du cycle
3. Nouvelles options thérapeutiques
- Analogues du GLP-1 (liraglutide, sémaglutide) : Potentiellement plus efficaces que la metformine pour la perte de poids dans le SOPK 1
- Sémaglutide : Perte de poids de 3,47-6,5 kg
- Liraglutide : Perte de poids de 0,3-3,38 kg
Suivi et surveillance
- Consultations régulières tous les 6 mois pour surveiller :
- Pression artérielle
- Profil lipidique
- Cycles menstruels
- Changements de poids
- Paramètres métaboliques 1
Points importants à considérer
- Le SOPK est associé à un risque accru de troubles alimentaires comme l'hyperphagie boulimique, créant un cercle vicieux qui aggrave l'obésité et les déséquilibres hormonaux 2
- Les femmes atteintes de SOPK présentent un risque accru de complications pendant la grossesse (diabète gestationnel, prééclampsie) nécessitant une surveillance étroite 1
- Les inositols (substances naturelles) peuvent avoir une efficacité similaire à la metformine avec moins d'effets secondaires 3
Signaux d'alerte nécessitant une évaluation rapide
- Saignements utérins anormaux persistants malgré le traitement
- Signes de virilisation importante
- Développement rapide des symptômes
- Prise de poids significative ou aggravation de l'insulinorésistance malgré le traitement 1