How does Sharp (Systemic Heterogeneous Autoimmune Rheumatic Polyendocrinopathy) syndrome cause atrial fibrillation?

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Comment le syndrome de Sharp provoque de la fibrillation atriale

Le syndrome de Sharp (maladie mixte du tissu conjonctif) peut provoquer la fibrillation atriale principalement par des mécanismes inflammatoires systémiques qui entraînent un remodelage structurel du tissu atrial, notamment la fibrose atriale et la perte de masse musculaire atriale.

Mécanismes pathophysiologiques

Inflammation et fibrose atriale

  • L'inflammation systémique caractéristique des maladies auto-immunes comme le syndrome de Sharp contribue au développement de la fibrose atriale, un élément clé du remodelage structurel qui favorise la fibrillation atriale 1
  • L'examen histologique du tissu atrial des patients atteints de fibrillation atriale montre une fibrose en plaques juxtaposée à des fibres atriales normales, ce qui peut expliquer l'hétérogénéité de la conduction 2
  • Cette fibrose peut précéder l'apparition de la fibrillation atriale et constitue un substrat arythmogène 2

Atteinte vasculaire auto-immune

  • Les vasculites auto-immunes sont significativement associées à la fibrillation atriale, avec un risque 1,5 fois plus élevé par rapport aux contrôles 3
  • L'inflammation vasculaire peut affecter la microcirculation cardiaque, contribuant au remodelage atrial et à la dysfonction électrique 3

Altération de l'homéostasie calcique

  • Les maladies auto-immunes peuvent perturber l'homéostasie calcique, un facteur important dans la pathogenèse de la fibrillation atriale 2
  • Ces altérations affectent la signalisation cellulaire et contribuent au développement de l'arythmie 2

Manifestations cliniques et impact

Prévalence accrue de la fibrillation atriale dans les maladies auto-immunes

  • Plusieurs maladies auto-immunes systémiques, dont le lupus érythémateux systémique, la sclérodermie systémique et la polyartérite noueuse, sont associées à un risque accru de fibrillation atriale 4
  • Le risque de développer une fibrillation atriale est particulièrement élevé dans la sclérodermie systémique (HR 2,32) et le lupus érythémateux systémique (HR 1,82) 4

Troubles de la conduction

  • Dans les maladies rhumatismales auto-immunes, l'infiltration du nœud sinusal ou du nœud auriculo-ventriculaire peut entraîner des troubles de la conduction qui précèdent ou accompagnent la fibrillation atriale 5
  • Les blocs fasciculaires et les blocs de branche sont fréquents et surviennent chez 25-75% des patients atteints de sclérodermie systémique 5

Impact sur la mortalité

  • Les patients atteints de fibrillation atriale et de vasculite auto-immune ont une survie à 5 ans significativement moins bonne que ceux sans ces conditions (44,7% contre 77,2%) 3
  • La mortalité est liée à la fois à la sévérité de la maladie sous-jacente et aux complications de la fibrillation atriale 3

Cycle vicieux inflammation-fibrillation atriale

  • Un cycle vicieux s'établit où l'inflammation conduit à une prévalence plus élevée de maladie cardiovasculaire structurelle, qui à son tour entraîne plus d'inflammation et de fibrillation atriale 1
  • L'inflammation est connue pour affecter les voies de signalisation qui conduisent au développement de la fibrillation atriale 1
  • Les conditions paraneoplasiques, notamment l'hyperparathyroïdie et les réactions auto-immunes contre les structures atriales, peuvent également contribuer à la fibrillation atriale 2

Approche thérapeutique

  • Le traitement doit d'abord cibler l'inflammation systémique, car la diminution de la charge inflammatoire améliore systématiquement le pronostic 1
  • Lorsque cette approche n'est pas suffisante, le contrôle du rythme ou, si ce n'est pas possible, le contrôle de la fréquence est indiqué en plus du traitement anticoagulant 1
  • Les nouvelles techniques de cartographie permettant la caractérisation du substrat arythmique ouvrent de nouvelles perspectives et peuvent aider au traitement de la fibrillation atriale chez ces patients 1

En conclusion, le syndrome de Sharp, comme d'autres maladies auto-immunes systémiques, provoque la fibrillation atriale principalement par des mécanismes inflammatoires qui entraînent un remodelage structurel du tissu atrial. La prise en charge optimale nécessite à la fois le contrôle de l'inflammation systémique et les stratégies conventionnelles de gestion de la fibrillation atriale.

References

Guideline

Guideline Directed Topic Overview

Dr.Oracle Medical Advisory Board & Editors, 2025

Research

Autoimmune diseases and new-onset atrial fibrillation: a UK Biobank study.

Europace : European pacing, arrhythmias, and cardiac electrophysiology : journal of the working groups on cardiac pacing, arrhythmias, and cardiac cellular electrophysiology of the European Society of Cardiology, 2023

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