Traitement du Trouble Délirant Somatique
Le traitement de première ligne pour le trouble délirant somatique est l'utilisation d'antipsychotiques atypiques, notamment la rispéridone (0,5-2,0 mg/jour), la quétiapine (50-150 mg/jour) ou l'olanzapine (5,0-7,5 mg/jour). 1
Approche pharmacologique
Antipsychotiques atypiques (première ligne)
- La rispéridone (1,25-3,0 mg/jour) est considérée comme l'option de première ligne pour le traitement des troubles délirants 1
- La quétiapine (50-150 mg/jour) et l'olanzapine (5,0-7,5 mg/jour) sont des alternatives de haute seconde ligne 1
- L'aripiprazole (5-15 mg/jour) montre une efficacité prometteuse avec une dose moyenne de 11,1 mg/jour et un temps de réponse moyen de 5,7 semaines 2
- Les antipsychotiques doivent être initiés à faible dose et augmentés progressivement, particulièrement chez les patients âgés 3
Antidépresseurs (traitement adjuvant ou alternatif)
- Les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) comme l'escitalopram peuvent être efficaces, suggérant une implication du système sérotoninergique dans la physiopathologie du trouble 4, 5
- Une combinaison d'aripiprazole et de mirtazapine a également montré des résultats positifs 5
Durée du traitement
- Pour le trouble délirant, le traitement antipsychotique devrait être maintenu pendant au moins 6 mois, voire indéfiniment à la dose efficace la plus faible 3
- Une tentative de diminution progressive peut être envisagée après stabilisation des symptômes pendant plusieurs mois 3
Considérations particulières
Patients âgés
- Chez les patients âgés, utiliser des doses dans la fourchette inférieure des recommandations 1
- Surveiller étroitement les effets secondaires, notamment les symptômes extrapyramidaux, l'hypotension orthostatique et la prolongation de l'intervalle QTc 1
- Pour les patients avec des comorbidités comme le diabète, la dyslipidémie ou l'obésité, éviter la clozapine, l'olanzapine et les antipsychotiques conventionnels 3
Approches non pharmacologiques
- La thérapie cognitivo-comportementale (TCC) peut être envisagée comme traitement adjuvant, bien que les preuves soient limitées 6
- Une étude a montré une amélioration de l'estime de soi sociale avec la TCC par rapport à la psychothérapie de soutien 6
Surveillance et suivi
- Surveillance régulière des paramètres métaboliques (poids, lipides, glucose) pour les patients sous antipsychotiques atypiques 7
- Suivi des fonctions thyroïdienne et rénale, ainsi que des taux sériques pour les patients sous lithium 8
- Évaluation continue de l'efficacité du traitement et des effets secondaires 1
Points importants à considérer
- Le trouble délirant somatique est généralement considéré comme difficile à traiter et peut nécessiter des essais avec différents médicaments 6
- La faible adhérence au traitement est fréquente en raison du manque d'insight des patients sur leur condition 2
- Les comorbidités psychiatriques doivent être traitées simultanément 1
- L'implication de la famille dans le traitement peut améliorer l'adhérence et les résultats 1