Traitement du Trouble Délirant Somatique
Les antipsychotiques atypiques sont le traitement de première ligne pour le trouble délirant somatique, avec la rispéridone (1,25-3,0 mg/jour) comme option privilégiée, suivie par la quétiapine (50-150 mg/jour) et l'olanzapine (5,0-7,5 mg/jour). 1
Approche pharmacologique
- La rispéridone (1,25-3,0 mg/jour) est considérée comme le traitement de première intention pour les troubles délirants somatiques en raison de son efficacité démontrée 1
- La quétiapine (50-150 mg/jour) et l'olanzapine (5,0-7,5 mg/jour) sont des alternatives de deuxième ligne hautement recommandées lorsque la rispéridone n'est pas tolérée ou inefficace 1
- Environ 50% des patients atteints de trouble délirant répondent positivement au traitement médicamenteux, ce qui contredit l'ancienne croyance que cette condition était résistante au traitement 2
- Pour les patients âgés, il est recommandé d'utiliser des doses dans la fourchette inférieure des recommandations pour minimiser les effets secondaires 1
Médicaments alternatifs et traitements combinés
- L'escitalopram (10-20 mg/jour) a montré une efficacité dans certains cas de trouble délirant somatique, suggérant l'implication d'une dysfonction sérotoninergique dans la pathophysiologie du trouble 3
- Une combinaison d'aripiprazole et de mirtazapine peut être efficace pour les patients qui ne répondent pas aux traitements standards 4
- Les antipsychotiques de seconde génération, y compris la clozapine, ont été utilisés avec succès dans de nombreux cas rapportés de trouble délirant 2, 5
- Pour les cas réfractaires, les antipsychotiques injectables à action prolongée peuvent être envisagés, bien que les preuves soient encore limitées 5
Surveillance et suivi
- Une surveillance régulière des paramètres métaboliques (poids, lipides, glycémie) est nécessaire pour les patients sous antipsychotiques atypiques 1
- Une évaluation continue de l'efficacité du traitement et des effets secondaires est recommandée 1
- Une attention particulière doit être portée aux effets secondaires extrapyramidaux, à l'hypotension orthostatique et à l'allongement de l'intervalle QTc, en particulier chez les patients âgés 1
- La dépression comorbide est fréquente et doit être traitée simultanément 2
- L'observance du traitement médicamenteux est un facteur crucial pour le succès thérapeutique, bien qu'elle soit rarement explicitement abordée dans les études 2
Considérations particulières
- Le traitement peut nécessiter une durée prolongée, avec une durée moyenne de 3,8 ans rapportée dans certaines études 6
- L'implication de la famille dans le traitement est recommandée pour améliorer l'observance et les résultats 1
- Pour les cas de trouble délirant secondaire à des troubles cérébraux, des examens d'imagerie cérébrale (IRM, TDM) peuvent être utiles pour identifier d'éventuelles lésions, notamment dans les ganglions de la base 6
- Les études d'imagerie fonctionnelle (SPECT, TEP) ont montré une amélioration du débit sanguin cérébral régional dans les lobes temporaux et pariétaux corrélée à la récupération clinique après traitement 3
Approches non pharmacologiques
- Bien que les médicaments soient la pierre angulaire du traitement, les interventions psychosociales peuvent être bénéfiques en complément 7
- Les interventions psychosociales brèves intégrant des principes motivationnels peuvent être utiles, comme pour d'autres troubles psychiatriques 8, 7
- Pour les patients présentant des symptômes d'agitation sévère, des antipsychotiques comme l'halopéridol, l'olanzapine ou la chlorpromazine peuvent être nécessaires 8