Dosage recommandé de vitamine D pour une femme de 26 ans avec un taux de 38 nmol/L
Pour une femme de 26 ans avec un taux de vitamine D de 38 nmol/L (15,2 ng/mL), je recommande un traitement de charge avec 50 000 UI de vitamine D3 (cholécalciférol) une fois par semaine pendant 8 à 12 semaines, suivi d'une dose d'entretien de 800 à 2000 UI par jour. 1
Comprendre la sévérité de la carence
- Un taux de 38 nmol/L (15,2 ng/mL) représente une carence sévère en vitamine D, bien en dessous du seuil minimal de 50 nmol/L (20 ng/mL) recommandé 2, 1
- Cette carence expose à un risque accru d'hyperparathyroïdie secondaire, de déminéralisation osseuse et de fractures 1, 3
- L'objectif thérapeutique est d'atteindre un taux d'au moins 75 nmol/L (30 ng/mL) pour optimiser la santé osseuse et prévenir les fractures 1, 4
Protocole de traitement recommandé
Phase de charge (8-12 semaines)
- Cholécalciférol (vitamine D3) 50 000 UI une fois par semaine pendant 8 à 12 semaines 1, 3
- La vitamine D3 est fortement préférée à la vitamine D2 (ergocalciférol) car elle maintient les taux sériques plus longtemps et possède une meilleure biodisponibilité 1
- Pour une carence aussi sévère (<20 ng/mL), la durée complète de 12 semaines est recommandée 1
Phase d'entretien (après normalisation)
- 800 à 2000 UI de vitamine D3 par jour après avoir atteint le taux cible 1, 3
- Une alternative pratique est 50 000 UI par mois (équivalent à environ 1600 UI/jour) 1
- Pour les jeunes adultes sans facteurs de risque particuliers, 800 à 1000 UI/jour sont généralement suffisants pour maintenir des taux optimaux 1
Co-interventions essentielles
- Assurer un apport calcique de 1000 à 1500 mg par jour (alimentation + suppléments si nécessaire) 1, 3
- Les suppléments de calcium doivent être pris en doses fractionnées ne dépassant pas 600 mg à la fois pour une absorption optimale 1
- Prendre la vitamine D avec le repas le plus gras de la journée pour maximiser l'absorption 1
Surveillance du traitement
- Contrôler le taux de 25(OH)D après 3 mois de traitement pour confirmer la réponse adéquate 1, 5
- Mesurer également le calcium et le phosphore sériques tous les 3 mois pendant le traitement 1
- Une fois le taux cible atteint (≥75 nmol/L), un contrôle annuel est suffisant 1
Réponse attendue au traitement
- En utilisant la règle générale, un apport de 1000 UI/jour augmente le taux sérique de 25(OH)D d'environ 25 nmol/L (10 ng/mL) 1
- Le régime de 50 000 UI par semaine pendant 12 semaines devrait augmenter le taux d'environ 100-175 nmol/L (40-70 ng/mL), amenant le taux à au moins 70-100 ng/mL 1
- La réponse individuelle peut varier en fonction de facteurs génétiques, du poids corporel et de l'absorption intestinale 1, 6
Pièges critiques à éviter
- Ne jamais utiliser d'analogues actifs de la vitamine D (calcitriol, alfacalcidol) pour traiter une carence nutritionnelle en vitamine D, car ils contournent les mécanismes régulateurs normaux et augmentent le risque d'hypercalcémie 1
- Éviter les doses uniques très élevées (>300 000 UI) car elles peuvent être inefficaces ou potentiellement dangereuses 1
- Ne pas se fier uniquement à l'exposition solaire pour corriger la carence, en raison du risque accru de cancer de la peau 1
- Arrêter immédiatement tout traitement si le calcium sérique dépasse 2,54 mmol/L (10,2 mg/dL) 1
Considérations de sécurité
- Les doses quotidiennes jusqu'à 4000 UI sont généralement sûres pour les adultes 1, 7
- La toxicité est rare et survient généralement avec des doses prolongées >10 000 UI/jour ou des taux sériques >250 nmol/L (100 ng/mL) 1
- La limite supérieure de sécurité pour le taux de 25(OH)D est de 250 nmol/L (100 ng/mL) 1
Facteurs pouvant nécessiter des doses plus élevées
- L'obésité peut séquestrer la vitamine D dans le tissu adipeux, nécessitant potentiellement des doses plus élevées 1, 6
- La pigmentation cutanée foncée réduit la synthèse cutanée de vitamine D 1
- Les syndromes de malabsorption peuvent nécessiter une administration intramusculaire ou des doses orales beaucoup plus élevées 1