In a patient with prior right renal cancer, does a 10‑mm lymph node adjacent to the right renal artery on PET/CT performed during a urinary infection with high pyuria and a right double‑J ureteral stent colonized by two organisms likely represent tumor recurrence or an inflammatory/reactive node?

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Un ganglion de 10 mm près de l'artère rénale droite sur un TEP-Scan réalisé pendant une infection urinaire active avec sonde JJ colonisée représente très probablement un faux positif inflammatoire plutôt qu'une récidive tumorale

Dans ce contexte clinique précis—infection urinaire sévère (217 000 leucocytes) avec sonde JJ colonisée par deux bactéries—le ganglion de 10 mm hypermétabolique au TEP-Scan doit être considéré comme un faux positif inflammatoire jusqu'à preuve du contraire, et aucune décision thérapeutique oncologique ne doit être prise avant résolution complète de l'infection et réévaluation à distance. 1, 2

Mécanismes physiologiques expliquant le faux positif

  • L'infection et l'inflammation constituent les causes principales de faux positifs au ^18^F-FDG TEP-Scan, car le FDG s'accumule dans toutes les cellules métaboliquement actives, notamment les cellules immunitaires activées lors d'infections, et non uniquement dans les cellules cancéreuses. 1, 2

  • Les neutrophiles et macrophages activés au site d'infection présentent une forte avidité pour le FDG, ce qui explique les valeurs élevées de SUV observées dans les tissus infectés. 1

  • Les ganglions lombo-aortiques et la région de l'artère rénale droite représentent exactement les zones de drainage lymphatique d'une infection urinaire droite sévère, ce qui est parfaitement compatible avec une réaction inflammatoire régionale plutôt qu'une récidive métastatique. 2

Performance diagnostique du TEP-Scan dans ce contexte

  • La spécificité du ^18^F-FDG TEP-Scan en contexte infectieux chute à seulement 74-80 %, ce qui signifie qu'environ 1 résultat positif sur 5 est un faux positif. 2

  • Les directives de l'American College of Radiology confirment que les faux positifs surviennent dans plus de 25 % des examens oncologiques, avec 55,7 % des lésions montrant une captation modérée à marquée. 2

  • Dans les études de patients avec sepsis d'origine inconnue, le TEP a identifié un foyer infectieux dans 56-78 % des cas, mais a produit un taux de faux positifs de 17 % même en l'absence d'infection active. 2

  • Pour le cancer urothélial spécifiquement, le TEP-Scan détecte les métastases ganglionnaires avec une sensibilité de 82 % et une spécificité de 84 %, mais ces performances sont significativement réduites en présence d'inflammation infectieuse. 3, 4

Impact spécifique de la sonde JJ colonisée

  • La colonisation bactérienne des sondes urétérales survient dans 69-100 % des cas, avec une colonisation débutant dès 2 semaines après la pose et augmentant avec la durée d'implantation. 2, 5, 6, 7

  • Les organismes les plus fréquemment isolés sont Escherichia coli, Enterococcus spp., Staphylococcus spp., Pseudomonas spp., et Klebsiella spp., et environ 50 % des sondes colonisées hébergent une flore polymicrobienne. 2, 5

  • La culture d'urine identifie correctement les organismes colonisant la sonde dans seulement 21 % des cas, ce qui signifie qu'une culture d'urine négative n'exclut pas une sonde colonisée. 2

  • Le taux de colonisation est de 2 % si la durée d'implantation est inférieure à 4 semaines, 2,9 % entre 4-6 semaines, et 25 % au-delà de 6 semaines. 6

Critères de taille ganglionnaire

  • Un ganglion de 10 mm se situe exactement à la limite supérieure de la normale selon les critères de l'American College of Radiology, qui considère qu'un ganglion abdominal >10 mm en petit axe est suspect. 3, 2

  • Les ganglions ≤10 mm sont sujets à des faux négatifs au TEP-Scan car la résolution spatiale du TEP ne peut pas détecter de manière fiable l'activité métabolique dans des lésions aussi petites. 2

Algorithme de prise en charge recommandé

Étape 1 : Contrôle immédiat de l'infection

  • Retirer la sonde JJ colonisée et débuter une antibiothérapie intraveineuse ciblée basée sur l'antibiogramme ; les régimes de première ligne (par exemple, ceftriaxone IV ou ampicilline/sulbactam) ont démontré une réduction des complications septiques de 50 % à 9 %. 2

  • Obtenir des cultures de la sonde en plus des cultures d'urine, car les cultures d'urine seules sont insuffisantes pour identifier les organismes colonisants. 2, 5

Étape 2 : Imagerie complémentaire immédiate

  • Réaliser une IRM abdomino-pelvienne avec contraste immédiatement pour évaluer les caractéristiques morphologiques du ganglion sans les artéfacts inflammatoires du FDG. 1, 4

  • L'IRM avec séquences de diffusion (DWI) peut différencier les ganglions inflammatoires des ganglions malins avec une sensibilité de 61-94 % et une spécificité de 90-99 %. 1, 4

  • L'American College of Radiology indique que l'intégration de l'IRM avec le TEP-Scan fournit la meilleure détection de récidive locorégionale, en combinant l'information métabolique du TEP et le contraste supérieur des tissus mous de l'IRM. 4

Étape 3 : Délai de réévaluation

  • Attendre au moins 4-6 semaines après résolution complète de l'infection avant de répéter le TEP-Scan pour permettre la normalisation de l'inflammation locale. 1, 4

  • Les directives EANM/SNMMI recommandent d'éviter le TEP dans les 3 mois suivant une chirurgie ou une inflammation active pour minimiser les faux positifs. 2

  • Certains protocoles suggèrent un délai de ≥12 semaines post-traitement, bien que certains permettent un examen plus précoce à 8 semaines. 4

  • S'abstenir d'exercice physique modéré à intense pendant 48-72 heures avant le prochain TEP-Scan. 1

Étape 4 : Interprétation du TEP-Scan de contrôle

  • Si les ganglions précédemment hypermétaboliques ont disparu, le résultat initial est classé comme faux positif dû à l'infection. 2

  • Si une captation persiste avec des caractéristiques TEP inchangées après résolution complète de l'infection et le délai approprié, une confirmation histologique par biopsie guidée par imagerie doit être envisagée avant toute thérapie oncologique. 1, 2

Pièges critiques à éviter absolument

  • Ne jamais initier de chimiothérapie ou d'immunothérapie sans confirmation histologique, particulièrement en présence d'infection active, car cela augmente significativement la toxicité et pourrait aggraver le pronostic. 2

  • Ne pas se fier uniquement au TEP-Scan réalisé pendant une infection active, car la spécificité de 74-80 % signifie un taux de faux positifs de 20-26 %. 2

  • Ne pas ignorer le contexte clinique : une infection urinaire sévère à germes multiples avec ganglions dans la zone de drainage anatomique est hautement suspecte de faux positif. 1, 2

  • Ne pas assumer qu'une progression radiographique équivaut à une progression maligne, car les réactions immunitaires et les infections peuvent mimer une progression cancéreuse à l'imagerie, selon l'American Society of Clinical Oncology. 2

Surveillance post-traitement

  • Après contrôle de l'infection et retrait de la sonde, réévaluer la nécessité d'une nouvelle sonde ; la durée d'implantation reste le principal facteur de risque de colonisation. 2, 6

  • Si une nouvelle sonde est requise, envisager une prophylaxie ciblée basée sur les résultats de culture de la sonde précédente. 2

  • Éviter les cultures d'urine de surveillance systématiques chez les patients asymptomatiques pour prévenir l'utilisation inutile d'antibiotiques. 2

References

Guideline

Interpreting PET-Scan Results in Clinical Context

Praxis Medical Insights: Practical Summaries of Clinical Guidelines, 2026

Guideline

False‑Positive 18F‑FDG PET Findings Related to Colonized Ureteral Stents

Praxis Medical Insights: Practical Summaries of Clinical Guidelines, 2026

Guideline

Guideline Directed Topic Overview

Dr.Oracle Medical Advisory Board & Editors, 2025

Guideline

PET Imaging for Urothelial Cancer in the Setting of Active Urinary Tract Infection

Praxis Medical Insights: Practical Summaries of Clinical Guidelines, 2026

Research

Bacterial colonization of double J stents and bacteriuria frequency.

The Kaohsiung journal of medical sciences, 2013

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